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Discussion: M. Azouaou Mehmel, PDG d’Algérie Télécom : “La mue de l’entreprise est engagée”

  1. #1
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    Par défaut M. Azouaou Mehmel, PDG d’Algérie Télécom : “La mue de l’entreprise est engagée”


    M. Azouaou Mehmel, PDG d’Algérie Télécom : “La mue de l’entreprise est engagée”




    «Dans le cas d’AT, c’est une entreprise assez importante mais c’est le poids du passif qui fait qu’il y a ce sentiment d’inertie. Le plus gros du travail, c’est comment changer les mentalités, comment recycler cette ressource humaine».

    A la tête d’Algérie Télécom depuis avril dernier, M. Azouaou Mehmel est tout à fait conscient de l’état de l’entreprise. Mais loin de se
    décourager, il pense que l’opérateur historique pourra redorer son blason, pour peu qu’il se donne la volonté, le temps et les moyens nécessaires pour cela, d’autant que cet enfant du secteur sait comment remédier au constat de défaillance dressé. Dans cet entretien il déroule son plan d’action.


    • Vous êtes à la tête d’Algérie Télécom depuis le mois d’avril. Dans quel état avez-vous trouvé l’entreprise d’autant plus qu’AT n’est pas réputée pour être une entreprise très stable.
      Si on voit l’instabilité sous le prisme du changement de responsables, effectivement elle n’est pas très stable. Mais il est vrai qu’Algérie Télécom (AT) a un passif qui est là. Il est la conséquence d’un certain nombre de faits. D’abord, son histoire. Vous savez qu’AT est l’opérateur historique issu de la restructuration du secteur à la faveur de la loi 2000-03. Cette restructuration s’est faite de mon point de vue sur le tard, parce que si on voit tout l’environnement dans lequel évoluent de par le monde les opérateurs historiques, ils sont tous aujourd’hui performants. Même chez nos voisins les opérateurs historiques ont pu sortir à l’international alors qu’AT qui a plus de potentiel et de possibilités n’arrive pas à satisfaire sa clientèle nationale. Ceci est dû au fait que toutes les restructurations sont intervenues durant la décennie 90. Cette décennie a vu l’arrivée de la téléphonie mobile, d’Internet. Il y avait déjà des tournants technologiques qui ont fait apparaître de nouveaux marchés, de nouveaux besoins, de nouveaux usages. L’ouverture économique de ces marchés à la concurrence a fait que la plupart des pays ont préparé d’abord leurs opérateurs historiques en leur donnant une période de grâce pour s’adapter et s’emparer de ces réflexes commerciaux d’entreprise par une mue vers une entreprise commerciale et délaisser les réflexes hérités de l’administration pour leur permettre de faire face à la concurrence des opérateurs entrants. On a vu cela chez les opérateurs européens, chez nos voisins. Malheureusement, chez nous, cela ne s’est pas passé ainsi. Durant la décennie 90, et vu la situation qui prévalait à l’époque, c’est clair qu’il y avait d’autres priorités que de restructurer le secteur des télécommunications qui est toujours considéré comme un secteur stratégique. Mais vers la fin des années 1990, il y a eu le choix de l’ouverture du fait de la volonté de notre pays d’adhérer à l’OMC. Mais l’ouverture s’est faite un peu trop vite. On n’a pas donné à AT le temps de s’adapter à cette nouvelle réalité, le temps de s’approprier les réflexes d’une entreprise commerciale. C’est ce qui a causé ce semblant d’immobilisme. A AT il y a la valse des responsables, mais sur le plan de l’évolution en termes de services, d’innovation, on est à la traîne
      Cette instabilité impacte la réalisation des différents programmes d’investissement qui par la suite ont eu des conséquences sur l’entreprise et sur la société, sachant que maintenant on est encore beaucoup plus sous les feux de la rampe avec l’engouement que suscitent aujourd’hui les TIC pour les clients.
      Maintenant, le constat que je fais, c’est qu’il y a un très grand retard à rattraper. Par rapport à nos investissements et par rapport à nos réalisations sur le plan des infrastructures parce qu’il n’y a pas eu d’investissements pendant une longue période. Il y a aussi un autre chantier. C’est vis-à-vis de notre clientèle. Là encore il y a un très grand retard à rattraper. Il y a une grande fracture qui s’est creusée entre l’entreprise et ses clients. C’est le grand chantier auquel on est en train de s’atteler.
    • C’est votre feuille de route que vous déclinez ?
      C’est le constat que je fais aujourd’hui. Bien sûr, il y a aussi un déficit en communication, que cela soit en interne ou en externe vers nos clients. Mais pour moi les trois actions prioritaires sont : rattraper le déficit en investissement, aller à la reconquête des clients et aussi œuvrer au changement de culture des employés.
    • Vos investissements sont-ils importants ?
      Oui. Annuellement nous arrêtons des programmes d’investissement de 18 à 20 milliards de dinars.
    • Les investissements, c’est sur fonds propres ?
      Oui. Nous avons aussi la possibilité de se faire accompagner par les banques si cela est nécessaire. Mais en fait, ce n’est pas un problème de financement. Nous sommes confrontés à un problème qui est l’aspect réglementaire qui entrave la con- crétisation des investissements dans les délais. Il bride un peu les gestionnaires. Ainsi nous arrivons difficilement à concrétiser le montant arrêté pour nos investissements parce que les procédures sont lourdes. C’est un excès de prudence qui se transforme parfois en autocensure. Avec ce qui s’est passé à AT, les gens font dans le prudentiel dans la prise de risque dans l’investissement, la concrétisation des projets. Cela impacte la réalisation des objectifs
    • Cela vous gêne-t-il en tant que gestionnaire ?
      C’est sûr ! Tant que l’acte de gestion n’est pas dépénalisé, le gestionnaire dans une entreprise aura du mal à réaliser ses objectifs. Un gestionnaire non performant risque au maximum de se faire congédier mais s’il réalise quelque chose pour l’entreprise et qu’il a fallu pour cela qu’il fasse une légère entorse à la réglementation, il risque beaucoup plus. Alors, il préfère ne pas le faire. C’est le climat qui règne dans toutes les entreprises publiques.
    • Avez-vous un contrat de performance ?
      Non, pas vraiment. Aujourd’hui on est en train de mettre en place un système d’évaluation individuel par rapport aux objectifs. L’aspect performance, l’aspect efficacité n’est pas toujours mis en avant.
    • Vous connaissiez le passif de l’entreprise ?
      Je le connaissais en effet, et je connais aussi les enjeux. AT n’est pas n’importe quelle entreprise.
    • En quoi est-elle différente ?
      Déjà, de par son domaine d’activité. C’est une entreprise assez sensible. C’est l’opérateur public histo- rique, mais d’autre part, au regard du poids et de l’importance des TIC dans le quotidien des citoyens, elle a un rôle à jouer. C’est d’une mission - plus qu’un rôle - dont elle est investie.
    • AT est-elle une entreprise plus difficile à gérer que d’autres ?
      Cela dépend. Vous pouvez gérer une petite entreprise mais qui est dans un environnement concurrentiel. Si vous n’avez pas la flexibilité de vos concurrents, cela sera difficile. Dans le cas d’AT, c’est une entreprise assez importante mais c’est le poids du passif qui fait qu’il y a ce sentiment d’inertie. Le plus gros du travail, c’est comment changer les mentalités, comment recycler cette ressource humaine.
    • Combien de travailleurs emploie-telle ?
      Il y a plus de 21 000 personnes sur le territoire national.
    • Le fait que vous soyez en situation de monopole est une bonne chose pour vous ?
      C’est bien et ce n’est pas bien à la fois. C’est toujours bien d’être seul sur un marché si on est intelligent et si on sait profiter de cette situation de monopole. Mais ce qui arrive, c’est qu’on tombe facilement dans l’assurance excessive et après dans la paresse. Pour l’instant, c’est bien et cela donnera à AT la possibilité de se mettre à niveau. Peut-être que le répit que nous n’avons pas eu lors de l’ouverture du secteur, avec le recul et ce qu’on a vu que la concurrence a donné dans le mobile, cela va nous permettre de prendre conscience car cela ne peut plus durer. Le risque est que si demain il y a un concurrent, un opérateur qui offre les mêmes services, nos clients peuvent nous quitter. Donc il nous appartient de mettre à profit ce petit répit qui ne saurait durer car les enjeux sont énormes sur la société, sur l’économie. Aujourd’hui les TIC sont présents. On ne peut pas imaginer une entreprise qui n’ait pas besoin de connexion, qui fonctionne sans intranet, et qui ne soit pas connectée sur le monde extérieur à travers lnternet. Aujourd’hui le haut débit a été classé comme besoin vital par les Nations unies. On peut imaginer les retombées sur l’éducation, sur les autres secteurs d’activité. Le rôle d’AT est de mettre à disposition cet outil-là.
    • Combien avez-vous d’abonnés ?
      Pour la téléphonie, nous en avons 3,5 millions, 1 500 000 pour l’ADSL. Je considère que c’est peu. Normalement chaque abonné téléphonique devrait être connecté. En termes de foyers, si on prend la population qui est de 36 millions, on peut estimer que 6 à 7 millions de foyers. C’est le résidentiel, les particuliers. Il y a aussi les besoins professionnels et des entreprises. Maintenant, avec l’ADSL, les gens reprennent leur ligne téléphonique mais sur le plan de l’infrastructure, on n’a pas pu suivre cette demande qui est croissante.
    • Vous vous accordez combien de temps pour la mise à niveau d’AT ?
      Difficile à dire. Pour le moment il y a ces trois chantiers que nous sommes en train d’ouvrir. D’abord l’infrastructure. C’est là où on rencontre le plus de problèmes. Tous les dérangements que nous avons, c’est parce que, à un certain moment, AT n’a pas investi dans la boucle locale. C’est un réseau qui date de 5 à 6 ans, sans entretien, qui arrive aujourd’hui à obsolescence. Il y a aussi le phénomène des agressions extérieures. Il y a des coupures accidentelles avec les chantiers, le vol de câbles. C’est un phénomène qui prend de l’ampleur au point où c’est devenu un véritable fléau. Tout cela impacte la qualité de service. Notre chantier est de mettre à niveau cette boucle locale soit par la réfection des supports des câbles, soit par l’introduction de nouvelles technologies d’accès.
    • Avez-vous d’autres projets en cours ?
      Il y a aussi des projets d’investissements qui sont prévus. Ils sont en préparation. Il y a des cahiers des charges qui sont établis. Les appels d’offres vont être lancés. Sur l’aspect commercial aussi, il y a toute la notion de relation clientèle qu’il faut développer. Nous n’avons pas un usager, mais un client qui achète un service et qui a droit à une qualité de service par rapport à ce qu’il a payé. Il a droit à un accueil, à un respect en tant que client. C’est toute cette culture qu’il faudrait qu’on inculque, ce sont des réflexes qu’il faudrait s’approprier. Il y aussi l’amélioration de tout ce qui est portefeuille de services.
    • Avez-vous envisagé d’élargir votre gamme de produits ?
      Bien sûr ! Vous savez, je répète souvent que l’on ne va pas réinventer la roue. Heureusement que nous ne sommes pas le premier opérateur au monde. Il suffit de voir ce qui se fait ailleurs. Et de toute façon, avec les interconnexions de réseau aujourd’hui, nos clients sont devenus exigeants parce qu’ils voient ce à quoi un client à droit ailleurs. Ils voient les niveaux de qualité de service auxquels ont droit les clients et ce que la technologie leur permet. On est donc obligés de s’aligner. Nous sommes un opérateur de télécommunication. Il serait inconcevable de fonctionner autrement que comme le font les autres opérateurs de classe nationale, sans parler du fait que l’Algérie est très en retard non seulement sur son développement national mais aussi à l’échelle internationale.
    • La fracture numérique ?
      La fracture numérique, ce sont les écarts qui existent entre les différentes couches de la société par rapport à l’accès à tout ce qui est TIC. Il faut réduire cette fracture pour permettre à tout le monde d’accéder aux technologies. Nous avons une autre difficulté aussi, c’est l’étendue de notre territoire. On fait de très grands efforts, mais déployer des réseaux sur un territoire comme l’Algérie, c’est pas comme dans d’autres pays voisins.
    • Avez-vous songé à un déploiement vers l’international ?
      Je dis que comparativement aux opérateurs voisins qui eux ont réussi à investir dans les pays voisins, AT de par sa position, ses moyens et ses possibilités peut se déployer.
    • Vous pensez au continent africain ou au Maghreb ?
      Les opérateurs commencent en général par l’environnement immédiat. Nous disposons d’une très grande infrastructure sur le territoire national qui nous permettrait d’avoir une sortie à l’international vers l’Europe via les pays africains et vers l’Afrique via les pays européens. On pourrait aussi faire comme nos pays voisins : pourquoi ne pas acquérir des licences d’opérateurs? Ce n’est pas tant une question de moyens financiers pour les investissements que d’expertise. Il faut développer l’expertise, il faut développer la ressource humaine. Ce qui a été le parent pauvre de toutes nos actions. Les plans de développement ont toujours négligé la ressource humaine. Nous n’avons pas essayé d’accompagner le développement de nos infrastructures par la formation, pour s’approprier cette technologie et ces usages et ces reflexes d’entreprise commerciale. C’est bien de songer à l’international mais il faut aussi être compétitif chez soi. Parce que nos concurrents pensent ces modes de gestion et ont ces réflexes.
    • Au regard de ce passif, les reproches faits à AT sont-ils infondés ?
      Les reproches sont fondés. Je dis souvent à mes collègues et collaborateurs qu’effectivement nous travaillons tous et que nous faisons des efforts considérables, mais tant que le client est insatisfait, c’est comme si nous n’avions rien fait. Parce que si on regarde du côté du client, il y a toujours des insuffisances. Il y a une grande part de vérité dans les reproches faits. Maintenant moi je dis, il y a des problèmes d’infrastructures, il faut investir dans cette infrastructures pour la mettre à niveau, pour avoir une qualité de service d’abord, et pour avoir une disponibilité. Nous avons un pays qui se développe vite. Il y a des projets de construction assez ambitieux. Il faut accompagner cette demande et la satisfaire en qualité de service. En parallèle il faut qu’on ait la ressource humaine adaptée pour avoir ces reflexes de commerçants. Le gros du travail est dans la ressource humaine.
    • Qu’en est-il du programme de déploiement du nœud d’accès multiservices (SMAN) lancé en 2010 ?
      Pour le MSAN, je pense que c’est une erreur de notre part de trop en parler. En fait, le client ce qu’il recherche, c’est un service. Avant, AT offrait le téléphone comme service. Maintenant, elle offre la connexion Internet. Le client veut une connexion qui a un débit donné, qui permet des fonctionnalités données. C’est tout ce qui l’intéresse. Que ces services soient fournis directement à travers tel ou tel équipement - car il y a plusieurs technologies -, cela importe peu. On a pris l’habitude de dire aux clients : «On va installer le MSAN, et ça va régler tous les problèmes». Mais si on ne change pas de culture et de mentalité quelle que soit la technologie qu’on va installer, ça ne marchera pas. L’introduction de cette nouvelle technologie, c’est le premier pas dans la mise à niveau. L’opérateur de télécommunication doit être dans un processus d’investissement permanent.
    • Le remplacement des réseaux, est-ce une lourde opération ?
      Elle est lourde si on prend du retard à la faire. On est resté figés sur les réseaux téléphoniques. On n’a pas évolué correctement quand il le fallait. Il y avait des tournants technologiques que nous n’avons pas pris. AT est restée opérateur téléphonique, alors qu’aujourd’hui, c’est la prédominance du haut débit. Ce sontt d’autres architectures de réseaux, ce sont d’autres concepts de réseaux qu’il faudrait adopter. Si on l’avait fait à temps…
    • Qu’entendez-vous par à temps ? Au moment où cela se faisait ailleurs ?
      Oui. Au moment où on voyait le haut débit prendre de l’ampleur. Pour de nombreux opérateurs historiques, c’est le haut débit et l’ADSL qui leur a permis de rester performants.
    • A quelle période exactement fallait-il basculer ?
      Vers 2002-2004. Nous on a pris un peu de retard. On a déployé l’ADSL en 2005, mais sans investir dans l’infrastructure. Le réseau d’accès, c’est celui de la téléphonie. Ce qui explique la mauvaise qualité de service que nous avons aujourd’hui. Pour un opérateur de téléphonie, la technologie évolue tellement vite qu’il doit rester de façon permanente dans un processus d’investissement. Nous avons des Smartphones qui sont plus puissants en capacité que des PC. Cela induit un débit plus important en capacité. Les réseaux doivent être aussi en mesure d’y répondre. Un opérateur doit être capable d’anticiper.
    • N’avez-vous pas de structure de recherche et de prospective ?
      Malheureusement on est plus dans la réactivité que dans la prospective. Aujourd’hui la demande dépasse de très loin l’offre. C’est pour cela que nous avons cette pression par rapport à la satisfaction de la demande. La vétusté des infrastructures contribue à la mauvaise qualité.
    • Ce retard est-il difficile à combler ?
      Difficile à combler ? Non. Ce qu’il faut, c’est mettre à niveau les infrastructures d’accès. Puisque nous sommes un opérateur fixe, nous allons investir dans le réseau filaire. Il est clair que le haut débit et le très haut débit sera toujours filaire. Nous avons la maîtrise technique pure. Ce que nous n’avons pas, ce sont les réflexes commerciaux, les réflexes de réactivité qui permettent d’anticiper les besoins. Il faut voir ce qui se passe ailleurs et adopter les mêmes schémas. Nous utilisons des technologies qui existent ailleurs.
    • Pour cette mise à niveau il faudrait combien de temps ?
      Le souci que nous avons est que nous avons une infrastructure physique, à la différence d’un opérateur mobile où la connexion entre l’abonné et le réseau est immatérielle. La difficulté pour nous, c’est de déployer cette infrastructure capillaire. Chaque abonné est relié à un point d’accès soit par une paire de cuivre soit par une paire de fibre optique ou une fibre optique. Mais il faut une connexion physique. La seconde difficulté est de maintenir cette infrastructure en état de fonctionnement. On a aussi un réseau qui est perpétuellement agressé car on n’a pas de règle de gestion de la voirie. Sans parler des actes de malveillance ou de sabotage. On fait face à tout cela. C’est notre réalité à laquelle on essaie de trouver des solutions. Maintenant qu’il y a ce réseau capillaire, il y a des infrastructures qu’on va mettre derrière en place et qui vont offrir d’abord la connectivité avec des débits différents. Il faudra aussi plus tard qu’AT ne soit pas uniquement un opérateur de connexion, d’accès, mais qu’il puisse se transformer en opérateur de services.
    • Quels services ?
      Des services que tout opérateur peut offrir : du contenu thématique, segmenter nos offres...
    • A quel stade est cette réflexion ?
      Ce n’est pas mûri. Notre priorité, c’est l’infrastructure. Sans elle on n’offrira rien. Si on n’a pas un bon réseau, le meilleur des commerciaux ne pourra rien faire. En parallèle nous travaillons à l’amélioration de la relation client.
    • Comment ?
      Il y a des chantiers que nous allons lancer pour éviter cette affluence au niveau de nos espaces. Les clients y viennent pour la plupart soit pour des réclamations soit pour payer des factures. Ces chantiers vont permettre de prendre en charge toutes les réclamations et doléances. On va changer aussi cette cacophonie entre le 100 (pour Internet) et le 12 ( pour les dérangements) et le 107. Le client appellera dorénavant le centre d’appel d’Algérie Telecom. Cela sera un seul numéro et on l’orientera en fonction du besoin. Sur la plage de réception des appels, on a aussi élargi puisque avant, c’était les horaires de bureaux. Maintenant le 12, c’est 7/7 et jusqu’à minuit. Il y aussi tout ce qui est paiements. On doit permettre a nos clients d’effectuer tous leurs paiements de facture téléphonique ou d’ADSL dans une première phase dans tous les bureaux de poste. On a commencé une opération pilote au niveau de 5 bureaux de poste à Alger. Cette opération devrait être lancée cette semaine. Il va y avoir l’interconnexion des réseaux. Le traitement et l’enregistrement du paiement de la facture se feront en temps réel. Et vous avez aussi la possibilité de recharger votre compte ADSL au niveau de la poste. Cela va permettre de réduire cette affluence et tous les désagréments occasionnés au client. Nous pensons aussi déployer un service qui existe entre la poste et notre filiale Mobilis qui permettrait aux clients d’effectuer le paiement directement de chez eux via le compte CCP. Ce sont des actions que l’on peut déployer d’ici à la fin de l’année. En plus de ces chantiers en cours, nous comptons procéder à l’amélioration de l’accès ADSL. On prévoit de mette en place des solutions qui permettent de segmenter la clientèle. Car nous constatons qu’il y a des usages différenciés; certains profitent plus que d’autres. On va mettre en place des offres tarifaires adaptées pour ne pas mettre tout le monde sur un pied d’égalité. C’est ce que font d’autres opérateurs. Sinon on ne pourra pas suivre. Les clients d’Internet sont gourmands et cela va engendre des pressions. En Europe il y a tout un débat sur le vocable illimité qui est remis en cause. On l’a vu chez les opérateurs voisins qui ont de très grands problèmes maintenant sur des offres illimitées. L’impact sur les investissements est énorme.
    • Justement, les investissements sont-ils rentabilisés ?
      Sûrement. Si l’opérateur investit, c’est qu’ils sont rentables. On l’a vue dans la téléphonie mobile, la rentabilité du marché algérien. Les cas de faillite d’opérateurs sont rares. Et vu le potentiel que nous avons ici, l’étendue du territoire fait que pour AT, c’est un lourd investissement, et nous sommes l’opérateur le plus sollicité. L’opérateur historique déploie l’infrastructure et la met à la disposition des autres opérateurs
    • Que diriez-vous à vos clients aujourd’hui ?
      Je leur fais mes excuses pour tous les désagréments, et ce, même si cette situation est la conjonction de beaucoup de facteurs. Mais que nous faisons tout pour remédier à cette situation. Il ne faut pas hésiter à signaler les cas de défaillance de réseaux ou de personnes, et les cas signalés, s’ils sont avérés, seront sanctionnés. Pour le reste, quand cela n’est pas possible, je leur demanderai d’être patient le temps qu’on puisse prendre en charge leurs doléances.
    • Fixez-vous une échéance à vos objectifs ?
      Actuellement nous sommes en train de faire le point sur tout ce qui a été engagé, et arrêter un prébilan. L’évolution de la réglementation ne facilite pas vraiment les choses pour arrêter une échéance. Le cadre réglementaire nous retarde sur beaucoup d’actions. Il serait donc difficile de s’avancer sur une échéance. Mais les actions sont fixées.
    • Un dernier mot pour votre clientèle?
      Le message que je voudrais lui faire parvenir, c’est que nous som-mes conscients de notre mauvaise qualité de service. Et que ce ne sont pas tous les travailleurs qui sont défaillants. On peut changer.



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  2. #2
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    Par défaut Re : M. Azouaou Mehmel, PDG d’Algérie Télécom : “La mue de l’entreprise est engagée”

    Salam,

    L'interview est trop longue à lire, en gros y'aura-t-il la 3G et/ou une meilleur connexion ?

  3. #3
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    Par défaut Re : M. Azouaou Mehmel, PDG d’Algérie Télécom : “La mue de l’entreprise est engagée”

    Moi je l'ai lu. Pas de 3G car il n'est pas concerné. C'est le patron de AT. Sinon pour la connexion, il a dit quelques chose de très logique. C'est que AT a trop communiquer sur le MSAN, alors que le client s'en fout un peu. Il cherche une meilleure connexion point à la ligne.

    Je ne sais pour vous, mais moi j'ai beaucoup d'espoir en ce monsieur, car il est n'est pas dans la démagogie. Il est franc et reconnait toutes les faiblesses d'AT. Il a souligné un point important aussi, c'est la nécessité du dépénalisation de l'acte de gestion. Si ça ne sera pas le cas, AT ou toute entité publique ne sera jamais meilleure.

  4. #4
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    Par défaut Re : M. Azouaou Mehmel, PDG d’Algérie Télécom : “La mue de l’entreprise est engagée”

    j'aime bien la phrase qu'il a dit :

    Le risque est que si demain il y a un concurrent, un opérateur qui offre les mêmes services, nos clients peuvent nous quitter
    c'est la phrase la plus honnête , la plus réaliste qu'un cadre est pu dire , et en effet si y a un autre opérateur , personne ne restera chez AT c'est une certitude !

  5. #5
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    Par défaut Re : M. Azouaou Mehmel, PDG d’Algérie Télécom : “La mue de l’entreprise est engagée”

    Citation Envoyé par Hicham Voir le message
    j'aime bien la phrase qu'il a dit :


    c'est la phrase la plus honnête , la plus réaliste qu'un cadre est pu dire , et en effet si y a un autre opérateur , personne ne restera chez AT c'est une certitude !
    c'est bien pour cela que l'algerie ne veut pas ouvrir le marché, rappelez vous ce qui c'est passer avec l'eepad !

  6. #6
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    Par défaut Re : M. Azouaou Mehmel, PDG d’Algérie Télécom : “La mue de l’entreprise est engagée”

    Citation Envoyé par Travmania Voir le message
    Moi je l'ai lu. Pas de 3G car il n'est pas concerné. C'est le patron de AT. Sinon pour la connexion, il a dit quelques chose de très logique. C'est que AT a trop communiquer sur le MSAN, alors que le client s'en fout un peu. Il cherche une meilleure connexion point à la ligne.

    Je ne sais pour vous, mais moi j'ai beaucoup d'espoir en ce monsieur, car il est n'est pas dans la démagogie. Il est franc et reconnait toutes les faiblesses d'AT. Il a souligné un point important aussi, c'est la nécessité du dépénalisation de l'acte de gestion. Si ça ne sera pas le cas, AT ou toute entité publique ne sera jamais meilleure.
    La question qui faut ce poser, est es que les paroles vont suivre... que des promesse en l'air

  7. #7
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    Par défaut Re : M. Azouaou Mehmel, PDG d’Algérie Télécom : “La mue de l’entreprise est engagée”

    Comment ?
    Il y a des chantiers que nous allons lancer pour éviter cette affluence au niveau de nos espaces. Les clients y viennent pour la plupart soit pour des réclamations soit pour payer des factures. Ces chantiers vont permettre de prendre en charge toutes les réclamations et doléances. On va changer aussi cette cacophonie entre le 100 (pour Internet) et le 12 ( pour les dérangements) et le 107. Le client appellera dorénavant le centre d’appel d’Algérie Telecom. Cela sera un seul numéro et on l’orientera en fonction du besoin. Sur la plage de réception des appels, on a aussi élargi puisque avant, c’était les horaires de bureaux. Maintenant le 12, c’est 7/7 et jusqu’à minuit.
    Hier en appelant le 12 pour signaler le dérangement du fixe et de l'Adsl, j'ai été agréablement surpris par le super accueil et la disponibilité de l'opératrice.
    Avant elle répondait ouais saha khouya en mâchant son chewing-gum ou son sandwich, hier c'était votre réclamation va être prise en charge dans les meilleurs délais, AT s'excuse et m'a demandé un n° pour me contacter au besoin.



  8. #8
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    Par défaut Re : M. Azouaou Mehmel, PDG d’Algérie Télécom : “La mue de l’entreprise est engagée”

    Citation Envoyé par mouzak Voir le message
    Avant elle répondait ouais saha khouya en mâchant son chewing-gum ou son sandwich, hier c'était votre réclamation va être prise en charge dans les meilleurs délais, AT s'excuse et m'a demandé un n° pour me contacter au besoin.
    peut être que c'est pas le moment du ftour ou quelle mâche du Freedent white ça fait pas de bruit

  9. #9
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    Par défaut Re : M. Azouaou Mehmel, PDG d’Algérie Télécom : “La mue de l’entreprise est engagée”

    l'espoir fait vivre mais ça fait plus de 40 ans qu'on espère alors mieux vaut ne plus rien espérer ils sont tous pareils que du blabla moi perso je ne crois plus ces responsables qui ne tiennent jamais paroles et on a le droit a de beaux discours a la veille de chaque élections a bon entendeur salut

  10. #10
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    Par défaut Re : M. Azouaou Mehmel, PDG d’Algérie Télécom : “La mue de l’entreprise est engagée”

    une seule personne ne peut pas faire basculer tout un régiment même avec de la bonne volonté , il faut qu'il y est des Suiveurs à coté , c'est pour ça que la plupart des PDG ne restent pas longtemps à ce poste parce que ils sont obligés soit de suivre le mouvement donc à ne rien faire soit essayer de changer les choses et finir par une démission forcée c'est sa l'algérie !

    si on laisse faire Azouaou Mehmel , il pourra faire du très bon travail au sein de l'entreprise.

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