2012, deuxième pire année de l’histoire sur le front du chômage




Le nombre de demandeurs d'emploi a de nouveau augmenté en décembre, mais cette fois-ci très légèrement. Selon les chiffres publiés vendredi 25 janvier par le ministère du travail et Pôle emploi, le nombre de chômeurs en catégorie A (sans aucune activité au cours du mois) a augmenté de 3 700 personnes, DOM compris. Cette hausse, la 20e consécutive, est ainsi contenue à 0,1 %, ce qui en fait la plus faible de toute l'année

271 200 chômeurs supplémentaires.

En comptant les chômeurs ayant eu une activité réduite (catégorie A, B et C), la hausse est de 12 600 personnes, soit 0,3 %. Là aussi, un chiffre inférieur aux mois précédents. Reste que malgré ce ralentissement de la hausse, 2012 a bien été une année catastrophique sur le front du chômage, la pire aussi loin que les statistiques remontent, excepté 2009. 271 200 personnes sont venues supplémentaires sont venues s'inscrire en catégorie A, 374 200 en catégories ABC.

Le nombre de demandeurs d'emploi a bondi de 10 % en un an, pour s'établir à 3 389 400 en catégorie A, DOM compris. Et 4 917 500 personnes en comptant les chômeurs en activité réduite.
Les principales victimes de cette année noire auront été les 50 ans et plus, dont le nombre a grimpé de 16,9 % en un an. Les hommes (+11,7 %) auront été touchés plus durement que les femmes (+8,2 %). Le chômage de longue durée a explosé de 12,5 %, et même de 18,6 % pour les demandeurs d'emploi inscrits depuis plus de trois ans.

Mystérieuse explosion des radiations.

Le ralentissement de la hausse en décembre est d'abord dû à un mystérieux bond des radiations administratives de 24,5 % en un mois, soit 9 200 personnes radiées en plus qu'en novembre. Les cessations d'inscription pour défaut d'actualisation progressent aussi fortement (+5,9 %). Le nombre d'inscription à Pôle emploi recule lui légèrement, en raison notamment de la baisse des entrées après fin de CDD ou de missions d'interim. Les licenciements économiques progressent de près de 10 % mais restent extrêmement marginaux dans l'ensemble des inscriptions (à peine 2,7 %).

Ces surprenantes variations des radiations poussent quoi qu'il en soit à prendre avec grande prudence les chiffres de décembre. Il serait notamment bien trop hâtif d'en déduire que le chômage ralentit enfin sa hausse. "Cette stabilité en décembre est appréciable. Pour autant, elle ne marque pas une inversion de la tendance à la hausse observée depuis 2008 et particulièrement marquée depuis un an et demi. Ce n’est pas au mois le mois que les statistiques du chômage doivent être analysées, c’est la tendance qu’il faut regarder sur plusieurs mois", constate d'ailleurs à raison le ministère du travail et de l'emploi dans son communiqué.

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