[Impressions] Battlefield 4 : La mort vient d’en haut [PC]


La bêta de Battlefield 4 est désormais disponible pour tous. Après un troisième épisode très convaincant, le studio DICE promet une expérience encore plus immersive. Voici nos premières impressions.


C’est impressionnant…les premières fois.

Lors de sa sortie, Battlefield 3 s’était rapidement imposé comme un des nouveaux standards du FPS multijoueur. Sept mois après le dernier DLC du jeu (End Game), ce quatrième épisode entend bien reprendre le flambeau de plus belle. La bêta à laquelle nous avons joué laisse présager un jeu solide, bien que quelques défauts et interrogations subsistent. Il faut donc avoir en tête que le soft actuel est loin de dévoiler tout son potentiel, et que de nombreux problèmes devraient être réglés d’ici là. Il n’y a d’ailleurs qu’une seule map de disponible, jouable en mode Conquête et Domination..

Cette dernière vous place au cœur d’un conflit fictif entre américain et chinois, et permet de vivre le siège de la ville de Shanghai. On sent qu’EA n’a pas choisi cette carte au hasard, puisque c’est lors de cette bataille que l’on peut assister à la chute d’un gigantesque gratte-ciel. Une feature qui avait étonné beaucoup de joueurs lors du dernier E3. Côté graphisme, on sent qu’EA a beaucoup misé sur l’épisode précédent, puisque très peu de choses ont changé.

Les textures sont toujours aussi fines, la distance d’affichage reste très élevée, et le rendu global flatte la rétine. On note l’ajout d’effets de particules plus prononcés, notamment lors de ces destructions « spéciales ». Ainsi, une fois la tour écroulée, les soldats se trouvant près des décombres se battront en plein milieu de la poussière et des débris volants. Rien de bien nouveau, mais cela reste toujours sympathique à regarder.

Cette bêta comporte en revanche de nombreux bugs d’affichage. Textures qui ne se chargent pas, petits problèmes dans les animations, chute de framerate. Il faut absolument que DICE améliore l’optimisation, car même de grosses configs connaissent des difficultés pour faire tourner le tout (après installation du patch bêta). On note aussi de problèmes de conduite pour les véhicules terrestres. C’était également le cas lors de la bêta de Battlefield 3, mais DICE a encore du pain sur la planche de ce côté-là.


Les hélicos vont s’en donner à cœur joie !

La map, sans être particulièrement grande (bien qu’il faille beaucoup marcher) permet de comprendre vers quel type de combat s’oriente cet épisode. Afin d’éviter les simples échanges de coup de feu urbains, le studio a voulu jouer sur la « verticalité » de la zone de jeu. On a cette fois-ci l’impression que le combat se déroule à tous les étages. Et c’est lorsque l’on est en haut de cette fameuse tour (qui tombe un peu trop souvent) qu’on s’en rend le mieux compte. Le conflit fait rage sur les différents toits que l’on surplombe, jusqu’au bitume d’en bas.


Les toits sont désormais des champs de bataille à part entière.

Les conducteurs d’hélicoptères seront aux anges puisque leurs Black Hawks deviennent des engins de mort craints à tous les niveaux ! Cela aurait pu rendre la map moins lisible, mais l’ergonomie de cette dernière a été remaniée. On peut d’ailleurs voir en direct ce que font les unités, avant de choisir de respawn dans un véhicule ou derrière un soldat.

On est en revanche un peu déçu de la faible destruction du décor. On a même l’impression que la chute du building est là pour nous le faire oublier. C’est dommage, car les gunfights en intérieur ont toujours une sacrée pêche, et on aurait aimé retrouver le chaos visuel d’un Close Quarter. Les ascenseurs, qui vous emmènent en haut des immeubles sans que vous sachiez si des ennemis vous attendent, font vraiment monter l’adrénaline.



Tout ça reste très prenant et les amateurs du précédent opus devraient faire la transition assez rapidement. On sent qu’EA n’a pas voulu froisser les fans, mais il est encore trop tôt pour dire que Battlefield 4 est un add-on du troisième épisode. On espère juste que DICE s’attaque à tous ces bugs gênants, et nous réserve quelques surprises bienvenues.

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