Renault Algerie et l'Etat algérien créent un joint-venture pour la fabrication automobile - Le constructeur automobile Renault et le gouvernement algérien s'attellent à mettre au point les derniers détails d'un accord portant création d'une société mixte, pour la construction d'une usine de fabrication de véhicules en Algérie. Cette entité, en projet, devrait être annoncée à la mi-septembre, a déclaré, hier,M. Mohamed Benmeradi, en marge de l'ouverture de la session d'automne de l'APN.

Elle sera créée selon la règle du 51/49, une disposition contenue dans la loi de finances 2009. Et c'est la Snvi (Société nationale des véhicules industriels) et le FNI (Fonds national d'investissement) qui seront actionnaires, majoritaires dans la société en question.

Le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement a, par ailleurs, assuré que le démarrage effectif de la fabrication des véhicules de la marque Renault est prévu dans les «14 mois qui suivront la création du joint-venture et non pas dans les 18 mois suivants comme initialement prévu». C'est quatre mois de gagnés. Le projet Renault semble ainsi avancer, après des phases creuses.

L'accord-cadre pour la réalisation d'une usine de véhicules Renault en Algérie avait été signé, le 25 mai dernier, au terme de quinze mois de négociations continues.

L'accord concerne la production de 75 000 voitures par an, avant d'atteindre progressivement 150 000 unités, dont une partie sera destinée à l'exportation.

L'usine produira des véhicules avec un taux d'intégration de la production nationale de 20% à 25% dans une première étape, qui pourrait passer à 60% avec l'intégration des segments pneumatique et vitrage.

L'usine Renault devrait être installée à Oran, alors que le premier site proposé par l'Algérie était celui de Bellara, dans la wilaya de Jijel. Finalisé, ou presque, le dossier Renault pourrait ne pas être intégré dans l'agenda de travail dont devrait s'acquitter Jean-Pierre Raffarin dans le cadre de sa mission sur l'Algérie, une mission qui lui a été confiée, il y a quelques jours, par Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères.

De tous les dossiers traités par Raffarin avec ses homologues algériens, dans le cadre des missions qu'il a effectuées en Algérie, du temps de Nicolas Sarkozy, le projet Renault a focalisé les discussions et les médias s'en sont emparés.

Jean-Pierre Raffarin s'était montré optimiste quant à la concrétisation de ce projet. Plus de 400 000 véhicules de différentes marques sont importés annuellement en Algérie, pour un montant de quatre milliards de dollars/an.

Par Youcef Salami

La Tribune/04/09/2012
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