Aller au contenu
Règlement du forum ×

Classement

Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 07/23/26 dans Messages

  1. Jeux vidéo en ligne en Algérie : pourquoi c’est injouable et qui est responsable Si vous jouez à League of Legends, Valorant, Counter-Strike, Fortnite ou à n'importe quel jeu multijoueur depuis l'Algérie, vous avez l'habitude des lags, des déconnexions et d'un ping aléatoire qui nest pas stable, même sur des serveurs situés à Marseille. Ce calvaire n'est pas une fatalité technique, ni un simple manque de débit local. Il a un responsable précis, identifiable, et il est temps de le nommer publiquement pour que les choses changent. Un seul câble, un seul transitaire L'essentiel du trafic internet algérien à destination de l'Europe passe par le câble sous-marin Medex, qui relie Annaba à Marseille. Arrivé en France, ce trafic n'emprunte pas les meilleures autoroutes du web : Algérie Télécom le confie presque intégralement à un seul opérateur de transit mondial, la société américaine Cogent Communications. Cogent est un géant du transit IP, mais il traîne une solide réputation de mauvaise gestion du "peering" – c'est-à-dire des interconnexions directes avec les réseaux qui hébergent les services que nous utilisons au quotidien. Pourquoi Cogent plombe vos parties Le problème est simple : pour qu'un paquet de données atteigne un serveur de jeu situé en Europe, il doit passer de réseau en réseau. Plus le chemin est direct et court, plus la latence est basse. Or, Cogent entretient des relations de peering notoirement dégradées, voire volontairement congestionnées, avec de nombreux réseaux, dont ceux qui hébergent les serveurs de jeux majeurs (Riot Games, Valve, Epic Games, etc.). Concrètement, cela signifie que votre trafic jeu ne prend pas la route la plus courte entre Marseille et le serveur. Il est souvent détourné via des points d'échange saturés, traverse des tuyaux sous-dimensionnés, subit des pertes de paquets massives, et finit par arriver avec un ping de 120, 150, voire 200 ms, là où 30 à 40 ms seraient techniquement possibles. Votre connexion fibre ou VDSL ne sert à rien si, au premier kilomètre européen, vos données sont jetées dans un chemin cabossé. L'autre chemin oublié : le câble ORVAL L'Algérie possède un second câble sous-marin, l'ORVAL, qui atterrit à Valence en Espagne. Il pourrait offrir une diversification précieuse : un trajet plus court vers les centres de jeux de Madrid, Barcelone ou Paris, en passant par des opérateurs ibériques bien connectés. Pourtant, la majeure partie du trafic grand public ne l'emprunte pas de manière optimale, ou reste routée par défaut vers Cogent à Marseille, comme si cette redondance n'était pas exploitée. La responsabilité : Alger, pas seulement Cogent Bien sûr, Cogent n'agit pas par malveillance ; il applique une politique commerciale qui privilégie certains clients et partenaires. Mais l'entière responsabilité de ce goulot d'étranglement ne repose pas uniquement sur l'opérateur américain. C'est Algérie Télécom qui, en amont, décide de concentrer son trafic sur un seul transitaire, sans exiger de garanties de qualité pour les jeux vidéo, sans diversifier ses routes, et sans faire pression pour obtenir des interconnexions directes avec les réseaux de jeux. Pire, en maintenant un quasi-monopole sur le transit international, Algérie Télécom prive les joueurs algériens de la concurrence qui pourrait pousser à l'amélioration du service. Les fournisseurs d'accès locaux sont pieds et poings liés à ces choix de routage. Ce que nous demandons aux autorités Il est temps que l'ARPT (Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications) et le ministère de tutelle prennent ce problème à bras-le-corps. Les jeux vidéo ne sont pas un caprice d'adolescents : c'est un secteur culturel et économique majeur, une pratique de millions d'Algériens, et un indicateur flagrant de la santé de notre infrastructure internet. Voici ce qui pourrait être exigé : Des engagements de qualité de service contraignants pour Algérie Télécom, incluant la latence et la perte de paquets vers les principales plateformes de jeux. Une diversification effective du transit, en activant pleinement la route espagnole (ORVAL) et en contractualisant avec des transitaires réputés pour leur bon peering (comme Level3/Lumen, Telia, ou des points d'échange comme France-IX). La publication régulière des performances réelles (ping moyen, jitter, pertes) vers les serveurs de jeux, pour que les citoyens puissent constater les progrès. Des solutions existent, elles ne sont pas hors de prix, mais elles demandent une volonté politique et réglementaire. Partager massivement cet article est un premier pas pour mettre fin à l'excuse du "c'est la faute à Algérie Telecom" et rappeler que derrière chaque partie gâchée, il y a un choix technique et commercial qui peut être corrigé.
    1 point
  2. cest une bonne idée les serveurs locaux, ils faut que les éditeurs pensent a l'afrique du nord et mettent en place des serveurs ici ce serait l'ideal ! pour CS2 Je ne joue plus vraiment a CS depuis longtemps, même si on voulais creer un serveur local on pourrait pas ouvrir les ports car les routeurs Fibre d'Algérie télécom sont verrouillés tu na pas accès aux options avancées... apres loué un VPS Local ca coute de l'argent pour rien, car le serveur va pas marché... ya pas de commu en Algérie, la jeunesse est perdue...
    1 point
  3. Installer des panneaux solaires chez soi en Algérie, c'est non seulement permis, mais les autorités encouragent vraiment cette démarche pour soutenir la transition énergétique. Les consommateurs peuvent se retrouver producteurs. Et en parlant d’aide, il y en a. Pas la peine de ré-orienter, l’APRUE propose déjà une subvention de 65 000 DA pour installer un chauffe-eau solaire. Ce coup de pouce s’adresse surtout à ceux qui possèdent une maison, mais peut aussi convenir à des immeubles. La première, c’est le système autonome avec stockage sur batteries. C’est simple : vous n’avez besoin ni d’autorisation administrative, ni d’être raccordé au réseau Sonelgaz. On pose les panneaux, les batteries emmagasinent l’énergie, et voilà. Aucun papier à remplir, aucune démarche à faire, tant que l’installation respecte les règles de sécurité électrique de base. Deuxième option : raccorder vos panneaux au réseau Sonelgaz. Là, c'est plus encadré. Il faut un deuxième compteur (pour vendre votre surplus d’électricité), suivre une procédure assez précise, et passer par quelques démarches avec Sonelgaz pour l’accord de branchement. L’installation doit répondre aux exigences techniques du réseau, sous peine de refus. L’avantage, c’est que le territoire algérien bénéficie de plus de 3 500 heures d’ensoleillement par an dans le Sud et autour de 2 600 heures dans le Nord. Autant dire, il y a de quoi produire facilement beaucoup d’électricité avec le solaire. Au niveau légal, il n’y a pas de frein : toute personne peut légalement produire son électricité solaire. Pour la grande majorité des ménages, le système autonome est le plus adapté : aucune contrainte administrative, ça va vite, et ça peut vraiment faire baisser la facture d’électricité. Pour ceux qui veulent injecter leur surplus sur le réseau (revente ou compensation), il faudra suivre une procédure auprès de Sonelgaz. Les démarches ressemblent aux standards internationaux : d’abord validation technique, ensuite contrat de raccordement. Pour ce qui est de la rentabilité, même si les prix varient selon les marques ou selon que le matériel vient d’Europe ou de Chine, l’investissement reste intéressant. Sur le long terme, les économies sur l’électricité et l’autonomie que ça offre valent vraiment le coup. Venons-en au raccordement Sonelgaz. Vous aurez besoin d’un deuxième compteur dédié à la production solaire. L’installation doit être faite par des pros, qui prennent soin de l’orientation et de l’inclinaison des panneaux pour obtenir un rendement optimal. Le premier pas, c’est de contacter Sonelgaz. Les papiers à remplir ne sont pas détaillés dans les textes officiels disponibles, mais la démarche reste standard : contrôle technique, puis signature d’un contrat. Si vous cherchez à faire tourner 4 climatiseurs de 12 000 BTU (chacun tire environ 3,5 kW de froid), il faut dimensionner correctement votre installation selon le type de climatiseur (Inverter ou non) et si vous utilisez des batteries. Voici l’essentiel pour une installation autonome : Côté consommation, un climatiseur Inverter consomme en moyenne 1 000 à 1 200 Watts en continu, quand un modèle standard tire plutôt 1 400 à 2 000 Watts. Prenez 4 appareils, vous arrivez entre 4 000 et 4 800 Watts, sans compter les pics au démarrage ou les pertes d’énergie. Vu l’ensoleillement algérien , il faut environ 5 à 6 kWc de puissance installée pour couvrir la consommation de 4 climatiseurs 12 BTU. En pratique : - Si vous partez sur des panneaux de 450 Watts : 12 à 14 panneaux suffisent. - Avec des panneaux de 350 Watts : comptez 16 à 18 unités. Si vous voulez aussi alimenter les climatiseurs la nuit, le nombre de panneaux reste le même, mais il faudra sérieusement investir dans des batteries (prévoir minimum 10 à 15 kWh utiles pour une nuit d’utilisation). En plus des panneaux, il vous faut : - Un onduleur hybride d’au moins 6 à 8 kW pour gérer le démarrage des 4 appareils en même temps (évitez les modèles 5 kW, pas assez costauds). - Des batteries lithium de 48V (surtout utile pour lisser la production et compenser les passages nuageux, ou alimenter la nuit). - Un coffret de protection avec tous les éléments de sécurité (disjoncteurs DC/AC, parafoudres...). Prenons un exemple pour le dimensionnement : Avec 14 panneaux de 450W (à peu près 2,2 m² par panneau), il vous faut environ 26 à 31 m² de toiture. On peut organiser ces panneaux en 2 rangées de 7, ou en une longue rangée selon la disposition du toit. Pour les panneaux de 350W (1,84 m² pièce), il en faudra 16 à 18, répartis sur 29 à 33 m², par exemple en 2 rangées de 9. Petit conseil : gardez toujours 10 à 15 % de surface libre autour des panneaux pour faciliter l’accès en cas de maintenance et laisser l’air circuler. Plus il y a d’obstacles sur le toit, plus il faut adapter la disposition. En général, les panneaux plus puissants (450W) sont un meilleur choix car ils demandent moins de place et de matériel de câblage. Côté prix, voilà une estimation basée sur le marché algérien (2026), pour une installation complète : Option A : 14 panneaux de 450W - Panneaux : 140 000 à 160 000 DA - Onduleur hybride 8kW : 180 000 à 250 000 DA - Batteries (option jour seulement) : 0 DA (ajoutez 300 000 à 400 000 DA pour 20 kWh lithium si utilisation la nuit) - Structure, câbles, protections : 40 000 à 60 000 DA - Main d’œuvre spécialisée : 50 000 à 80 000 DA Total sans batteries : entre 410 000 et 550 000 DA Total avec batteries (pour la nuit) : 710 000 à 950 000 DA Option B : 18 panneaux de 350W - Panneaux : 145 000 à 170 000 DA - Onduleur hybride 8kW : 180 000 à 250 000 DA - Structure, câblage : 60 000 à 80 000 DA - Main d’œuvre : 60 000 à 90 000 DA Total sans batteries : 445 000 à 590 000 DA En résumé, l’option avec panneaux de 450W est clairement plus avantageuse : elle coûte moins cher, prend moins de place, et il y a moins de connexions à surveiller. Dernier conseil : privilégiez les kits complets vendus chez les importateurs spécialisés (Bab Ezzouar, Sétif, Oran, etc.) ; on y trouve des offres plus intéressantes qu’en assemblant chaque pièce séparément. Et négociez surtout sur le prix de l’onduleur, c’est là que la marge est la plus grosse ! Voilà, avec ce plan, vous saurez où mettre les pieds et à quoi vous attendre en termes de budget, de place et de rendement pour un projet solaire en Algérie.
    1 point
×
×
  • Créer...