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sifoou

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    Automation Engineer

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    sifoou
  1. La Finlande est devenue jeudi le premier pays au monde à faire de l'accès à l'Internet haut débit un droit, assurant à tous les Finlandais une connexion de ce type. "Aujourd'hui, l'obligation de service universel concernant l'accès à l'Internet à un mégabit par seconde (1 Mbit/s) est entrée en vigueur", a déclaré à l'Agence France-Presse Olli-Pekka Rantala, le directeur du service des réseaux de communication au ministère des transports et des communications. Pour la ministre des communications, Suvi Linden, il s'agit là de "l'une des plus grandes réussites du gouvernement en matière de politique régionale". La Finlande a modifié l'an dernier sa loi sur le marché des communications pour que l'accès suffisant à l'Internet devienne un service universel dans le pays, au même titre que le téléphone et la poste. Le ministère des communications a ensuite décidé qu'un "accès suffisant à l'Internet […] signifiait un mégabit par seconde", a expliqué M. Rantala. La Finlande est déjà l'un des pays les plus connectés du monde, avec plus de 95 % des foyers reliés au réseau et de nombreuses entreprises de haute technologie, dont le fabriquant de téléphones mobiles Nokia. UN PLAN SUR LA FIBRE OPTIQUE A partir du 1er juillet, les fournisseurs d'accès sont donc obligés de proposer des connections à 1 Mbit/s à tous le foyers de Finlande où qu'ils se trouvent, y compris dans le Grand Nord. To****ois, cette obligation ne s'applique pas aux résidences secondaires, souligne sur son site Internet l'Autorité finlandaise de régulation des communications. Le prix d'un abonnement haut débit dans le cadre de la nouvelle loi "doit être raisonnable […] mais peut prendre en compte le coût induit par la production de ce service", précise l'autorité. Le gouvernement finlandais a par ailleurs lancé un programme visant à connecter tous les foyers finlandais à la fibre optique d'ici 2015. "L'objectif de ce projet est que presque la totalité (plus de 99 % de la population) des résidences principales, des bureaux et des administrations publiques soient situés à moins de deux kilomètres d'un câble de fibre optique de 100 Mbit/s", explique l'autorité. Source PS : Devinez qui va être le dernier !
  2. Merci pour votre aide , c'est vraiment très utile
  3. Bonjour , Je cherche de l'aide sur Alger pour me rendre a cette adresse : Chemin Mackley Ben Aknoun Alger , je serais a la gare routière de Kharoba et je prendrai le transport publique . Je cherche l'itinéraire facile pour ce rendre . Merci d'avance et c'est vraiment urgent .
  4. sifoou

    CoFFi Koldja

    Pour le petit plus ; il faut cliké sur le lien aussi et faire un petit tour sur la page Egypte de wiki fr en cherchant tjr Algerie !
  5. sifoou

    CoFFi Koldja

    C moi ki a introduit ! ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9nin#Codes
  6. sifoou

    CoFFi Koldja

    Il le mérite bien ce con
  7. sifoou

    CoFFi Koldja

    Il faut voir sur la page du Benin sur wikipedia , et chercher l'algerie
  8. sifoou

    google wave

    merci bcp l'ami n invitation reçu
  9. sifoou

    google wave

    Je cherche une invitation google waves pour mon ami : voici son mail :tarrsalah@gmail.com
  10. sifoou

    Résidance Sur Alger

    Ya pas un astuce pour le faire ( je suis résident dans une cité universitaire à Alger ) !
  11. Salam J'ai besoin de faire une résidence sur Alger pour les besoins d'un Job si quelqu'un peut m'aider ?
  12. Je vous propose cette article publié dans le monde sur le sort des jeunes doctorants . J'accumule post-doc sur post-doc afin de vivre. A bac + 10, je gagne 1 700 euros par mois. Doctorat scientifique en biologie moléculaire dans une université américaine de l'Ohio, je ne trouve strictement rien de durable et j'accumule post-doc sur post-doc afin de vivre. En ce moment à l'hôpital Pompidou pour trois mois, je ne vois pas la fin de ma pathétique précarité. Qui est responsable ? Mariée et mère de deux enfants, je ne peux partir à l'étranger pour améliorer ma carrière. Que puis je faire ? Rien, si ce n'est attendre. Je persiste dans un domaine qui est des plus intéressants, à savoir la recherche sur le cancer. Heureusement l'amour pour mon métier me permet de m'acrocher jusqu'à de meilleurs jours. Salaire ? 2000 € brut quand la bonne étoile me sourit, sinon, c'est moins, nettement moins. "Au mieux je suis payé tous les six mois, au pire je ne suis pas payé", par Olivier Depuis 8 ans, on me fait confiance, on me confie désormais moins de TD (travaux dirigés), plus de cours magistraux, mais mon statut ultra précaire ne changera jamais. D'un semestre sur l'autre, on peut tout me retirer de manière totalement arbitraire mais légale. Au mieux je suis payé tous les 6 mois, au pire je ne suis pas payé, mais on sait que j'ai une conscience professionnelle et que j'assumerai tous mes cours, que je corrigerai les copies d'examens terminaux alors qu'administrativement je n'y suis pas autorisé et que je surveillerai les épreuves et ferai passer les oraux, tout cela bénévolement. Je ne signe pas de contrat de travail, on m'oblige à avoir un travail à côté, quelqu'il soit, parfois je triche pour continuer à enseigner car j'aime cela et on me fait des attestations de complaisance. J'entame ma 9e année, des titulaires qui me pensaient statutaires m'appellent le "vacataire honoraire" ou "émérite" ! Dès qu'une occasion de stabilité se présente à l'extérieur je la saisirai, à contre-coeur car j'aime cela. "Je m'éloigne donc progressivement de l'université", par Charles V. "Jeune" enseignant-chercheur depuis 2003 dans une faculté de droit parisienne, je peux témoigner de cette galère à l'université. J'ai pour ma part eu finalement de la "chance", puisque j'ai toujours enseigné dans le cadre juridique d'un statut, certes précaire (contrat d'un an) et peu rémunéré (1 200 à 1 500 euros par mois). Si la situation des statutaires précaires est meilleure sur ce plan que celle des vacataires, elle ne l'est en revanche pas en ce qui concerne les conditions de travail, notamment la considération de nos pairs, spécialement difficile à vivre. Pour ma part, j'ai la chance d'être avocat par ailleurs, et je m'éloigne donc progressivement de l'université pour m'investir dans mon activité libérale bien plus satisfaisante humainement et socialement. Mon éloignement est délibéré depuis les grèves de l'an passé et le mépris de notre ministre. Période à laquelle j'ai d'ailleurs ouvert mon propre cabinet. Cela étant, je n'ai pas renoncé à obtenir un poste de maître de conférence ou de professeur, ce qui dépendra du succès de mes travaux universitaires. Mais tout de même quelle galère ! "La recherche, c'est la liberté", par Laurent-Victor S. Je fais ce métier parce que j'aime enseigner et chercher. C'est un métier en soi. On travaille énormément, contrairement à l'image qui nous est réservée (entre cours et recherche, au mininum 50-60 heures par semaine, week-end souvent compris, une-deux semaines de vacances, les éditeurs n'attendant pas). Soutier un temps, j'ai travaillé dans le privé. J'ai aimé, cela m'a permis de continuer à enseigner (car il faut travailler pour enseigner si on a plus de 28 ans). Mais, l'enseignement, ce sont les étudiants ; la recherche, c'est la liberté. Alors m'entendre dire que je suis un glandu, un étudiant attardé, non. J'ai formé des étudiants, je les ai orientés. J'ai assumé ma fonction. La plupart m'en savent gré, pas tous, heureusement. Mais de grâce, respectez nous, nous nous sacrifions pour des misères en escomptant un avenir incertain. Nous le faisons en connaissance de cause, non pas par goût de la sécurité de la fonction publique, à laquelle nous n'accédons pas forcément, mais parce qu'on aime le public étudiant, parce qu'on aime la recherche, dont la vocation est bien d'être, un jour, appliquée, nous en avons conscience, je vous rassure. "L'attribution des postes se fait en réseau, par cooptation", Docteur en science politique (bac +8), j'ai renoncé à l'enseignement et à la recherche à cause du caciquisme de l'université dont l'Etat s'accommode apparemment très bien. L'attribution des postes se fait en réseau, par cooptation. Actuellement au RSA, je vis avec 500 euros. Mes contrats de vacation sont volontairement tronçonnés par le rectorat pour éviter de me payer des congés et des allocations chômage (selon le propre aveu de l'administration !). Parce que des postes à 1 500 euros, c'est encore le sort le plus enviable. J'en connais plein qui émargent pour 400 euros par mois, parfois pour encore moins (voir travaillent au noir), à faire le larbin des professeurs (correction des copies, correction des articles et ouvrages des professeurs, cours que ces derniers ne veulent pas faire...). J'en connais même qui vont aller chercher leur colis alimentaire aux Restos du cœur, pendant que leurs enseignants vont se goberger dans les réceptions somptueuses (champagne et petits fours) payées sur le budget de la recherche (sans parler des voyages pour colloques bidons). Et Valérie Pécresse qui lâche encore de l'argent pour les universités pour alimenter ce système aberrant (et avoir la paix dans les campus) qui fabrique plus de chômage et de précarité ? Et cela sans aucune contrepartie ! C'est scandaleux. Docteur en droit et ATER dans une grande université parisienne, je regarde le monde universitaire avec beaucoup d'amertume. A bac + 10, je gagne 1 700 euros par mois avec la perspective d'être au chômage dans moins d'un an. La procédure de qualification par le CNU (pour pouvoir postuler en tant que maître de conférences) est tout sauf impartiale (nous ne sommes même pas auditionnés). La loi Pécresse a renforcé le localisme et le clientélisme (les comités de sélection pour les recrutements n'ont plus qu'un avis facultatif, c'est le président de l'université qui décide). Un véritable malaise s'est installé chez les doctorants. Les dépressions sont monnaie courante. Les inscriptions en thèse ont chuté de moitié depuis 2007. Quand un étudiant vient nous demander des conseils d'orientation, comment l'inviter à passer les 5 ou 6 prochaines années de sa vie seul à rédiger une thèse que personne ne lira à part son jury (et encore...) avec des chances de réussite extrêmement faibles. Le taux d'abandon est de 90 % en thèse de droit. Faut-il évoquer la situation des parents ou des proches qui vous demandent sans arrêt quand vous aurez un vrai métier ? Ou encore le regard souvent condescendant des professeurs qui ne vous trouvent jamais assez bon et ne perdent jamais l'occasion de vous faire surveiller leurs examens et corriger leurs copies. Difficile de garder la foi. "Maintenant que tout va bien, l'université se souvient de moi", par Marie C. Aujourd'hui, je peux me considérer comme sauvée, mais cela m'a pris 15 ans. Je fais partie de ces gens qui ont un cursus universitaire et rien d'autre, c'est-à-dire ni une grande école ni une agrégation pour aller avec. On m'a régulièrement mis en garde : votre thèse ne vous mènera pas à grand-chose, ce sera très difficile, voire impossible d'obtenir un poste. J'ai donc été - officiellement - encouragée et financée avec de l'argent public pour faire des recherches ne menant - officiellement - nulle part. N'ayant de facto quasiment aucune chance d'obtenir un poste de maître de conférences et n'ayant pas la force morale de dépenser une énergie toute aussi grande à mendier quelques heures incertaines d'enseignement ici ou là, j'ai passé un concours admnistratif de catégorie C d'une collectivité territoriale où j'ai progressivement fait carrière jusqu'à occuper un poste des plus valorisants dans un établissement culturel, obtenu in fine en faisant valoir mes compétences scientifiques. Ce qui me permet désormais de pouvoir enfin publier ou participer à des colloques en ayant un titre et un établissement de rattachement. Et comme par hasard, maintenant que tout va bien, l'université se souvient de moi. Je vois venir le moment où l'on me demandera de devenir professeur associé. Je crois que je refuserai. " Au bout de 5 mois, je n'étais toujours pas payé", (anonyme) Ancien élève de l'Ecole normale supérieure (Ulm), agrégé, en 3e année de thèse, aucune université n'a voulu m'employer cette année. J'étais auparavant moniteur à Lille, où il n'y avait plus de place pour moi, car les effectifs diminuent dans ma matière. Je n'avais d'autre choix que d'aller enseigner en secondaire. J'ai demandé à enseigner en lycée, le rectorat m'a affecté dans un collège à Clichy-sous-Bois. Pour finir ma thèse, c'étaient des conditions idéales (j'ironise bien sûr). Finalement j'ai obtenu un poste dans le supérieur. Aujourd'hui je suis payé 1 650 euros par mois pour enseigner 12 heures dans une université de province loin de chez moi. Le train me coûte 360 euros par mois, non remboursés. Et certains m'envient, qui n'ont pas trouvé l'équivalent. Il y a 4 ans, j'ai travaillé à l'université de Versailles-Saint-Quentin comme vacataire. Au bout de 5 mois, je n'étais toujours pas payé. Je me suis rendu à l'administration. On m'a répondu: "Vous ne comptiez pas être payé ?" J'ai énergiquement protesté, et le président de l'UFR de l'époque m'avait hautainement répondu que c'était "habituel, donc normal". Certains mandarins ont oublié le sens des mots. Le monde à l'envers, par Expatrié volontaire Après des études fort onéreuses (pour moi et pour la société), une thèse (en 2004) en co-tutelle avec une université suisse, c'est désormais en Suisse que je poursuis mes recherches (après les USA et l'Allemagne). Je n'ai certes pas le confort d'un poste de fonctionnaire, mais je gagne presque le triple de ce que je gagnerais au CRNS, avec des conditions de travail excellentes. Revenir en France ? Dans l'état actuel de la situation, la question ne se pose même pas. C'est maintenant mon ex-directeur de thèse, professeur, qui me demande des coups de pouces financiers pour une inscription en congrès ou une page couleur dans un article. Le monde à l'envers... "J'ai dû faire donc cadeau de plusieurs dizaines d'heures de cours à mon université", par Céline R. Je suis enfin soulagée de voir la situation des chercheurs précaires de l'université exposée au grand jour. Il y a deux mondes à l'université : les titulaires et les précaires. Comme la jeune femme dans votre article, j'ai fait une thèse et enseigné en parallèle, principalement les cours et les heures dont les titulaires ne veulent pas. Pour votre information, le statut d'ATER ne permet pas le paiement d'heures sup mais cela n'empêche pas de les faire: j'ai dû faire donc cadeau de plusieurs dizaines d'heures de cours à mon université pour des raisons de statuts. L'université française fonctionne grâce au travail au black des doctorants tant sur le plan de la recherche que de l'enseignement. Pendant 5 ans, on a jugé mon travail satisfaisant pour me renouveler. Mais une fois le doctorat passé et la qualification obtenue, malgré mes dizaines d'articles, on juge mon activité d'enseignante insuffisante. J'ai multiplié les articles et les conférences en comparaison de certains titulaires planqués dans leurs bureaux mais la plupart du temps chez eux. C'est pourquoi, lors de la mobilisation des enseignants-chercheurs, j'étais divisée car ce n'était pas pour des personnes comme moi que l'on se mobilisait mais pour les titulaires et le maintien de leur petit confort. Aujourd'hui, je fais autre chose. Normalien, j'ai enseigné comme chargé de cours (très mal payé et payé 6 mois après les cours) puis moniteur (1 000 euros par mois il y a dix ans) puis ATER (1 500 euros) en littérature française pendant 8 ans dans 3 universités françaises, publié une bonne quinzaine d'articles, participé a autant de colloques et publié une thèse. Je savais que les débouchés étaient maigres mais j'ai cru en ma bonne étoile. Las ! Le système de recrutement est opaque et totalement verrouillé par les professeurs qui casent leurs favoris. J'occupe un poste de post-doctorant dans une grande université américaine. C'est le poste précaire par excellence. Mon contrat est renouvelé tous les ans, et malgré mes excellents rapports avec mon chef, je ne peux jamais savoir de quoi demain sera fait ; c'est un peu angoissant. Pour l'instant je m'efforce d'accumuler les publications qui me permettront peut-être dans le futur de décrocher un poste permanent, et dans le présent de garder les financements qui paient mon salaire. Je ne fais pas d'enseignement, car on attend de moi que je donne le maximum en recherche. En échange j'apprends beaucoup, j'assite à des congrès, et on me présente aux plus grands spécialistes de ma discipline. Il faut dire que c'est dans l'intérêt de mon employeur que je décroche un bon poste par la suite. J'ai un salaire correct, sans plus, et une bonne couverture maladie. Je travaille beaucoup, mais je me permets aussi pas mal de loisirs. En somme, je n'ai pas à me plaindre. Voilà le témoignage que j'aurais pu donner il y a trois ans. A présent j'ai un poste permanent dans une grande université française. Mon salaire a très nettement baissé (il parait que les nouveaux recrutés vont gagner plus, tant mieux pour eux), je passe les journées à enseigner, les soirées et les week-ends à préparer mes cours et à corriger des copies. Logiquement, ma recherche en pâtit, et pour les promotions je me ferai certainement doubler par des chercheurs à plein temps. Je pense souvent à mon temps de précaire. "En attendant je "vivote", par Philippe R. J'ai enseigné en CDD pendant 9 ans à l'université de Picardie-Jules Verne. Depuis deux ans un contentieux administratif m'oppose à cet établissement : je demande la transformation de mon poste en CDI, en m'appuyant sur l'article 13 de la loi du 26 juillet 2005. En attendant je "vivote", en essayant de demeurer actif dans le champ de la recherche. Mon quatrième ouvrage sort dans quelques semaines, et je ne sais plus très bien quelle est ma réalité professionnelle : est-on encore un universitaire après tant d'années passées à attendre, à écrire, à intervenir dans le champ scientifique, mais en ne possédant aucun statut ? Pour nombre de camarades (je n'ose, précisément, dire collègues), nos huit années d'études ne nous ont pas conduits à grand-chose d'autre qu'à une sorte de bénévolat de la pensée. Source Es-que l'Algérie ira dans cette voie la avec l'adoption des réformes LMD ? Je vous laisse débattre .
  13. Le dossier devant le CPE: La voiture «made in Algeria» prend forme par Amine L. Un grand projet permettant de produire une voiture «made in Algeria» commence à prendre forme. «Lors de sa réunion attendue au courant de la semaine prochaine, le Conseil des participations de l'Etat (CPE) étudiera des projets en gestation portant sur un partenariat avec de grands constructeurs automobiles de renommée mondiale», a affirmé le ministre du Commerce, El-Hachemi Djaâboub, en marge de la séance plénière de l'APN consacrée aux questions orales. De grands constructeurs automobiles ont émis leurs intentions de produire des voitures en Algérie. Mais ce n'est pas encore gagné ! D'âpres négociations sont attendues pour faire aboutir ce projet. Le CPE traitera plusieurs propositions d'installation d'usines de construction automobile en Algérie. Pour le ministre, il est encore tôt pour divulguer les noms des partenaires étrangers intéressés par ce projet, pour la simple raison que cela «relève du secret dans les négociations». Toutefois, le ministre avait lâché, quelques jours auparavant, qu'un dossier de partenariat avec des Allemands et des Emiratis est «ficelé» et que le coût a été identifié, sans donner plus de détails sur le sujet. Cet accord, «qui porte sur une gamme de véhicules et d'engins de travaux publics qui seront produits sur place, repose sur le processus de production par l'intégration et non pas de montage», a-t-il précisé. Il faut dire que les concessionnaires automobiles profitent jusque-là d'un marché algérien très soutenu. L'importation de véhicules de tourisme et utilitaires a atteint en valeur 3,7 milliards de dollars en 2008. Les concessionnaires y écoulent plus de 200.000 véhicules par an. Pour le premier responsable du secteur du commerce, «le temps est venu de démystifier la construction automobile en Algérie». Le ministre affichait son optimisme quant à l'aboutissement de ce projet. Le projet, dit-il, est «bénéfique» et constitue «une bonne opportunité (vu) le coût de construction, la main-d'oeuvre et l'emplacement du marché algérien. On ne doit pas avantager l'importation alors que nous voulons produire des voitures localement. Personne ne sera attiré par notre futur marché dans ces conditions. Pour cela, il fallait éliminer cette pompe aspirante qu'est le crédit à la consommation», a argué M. Djoudi. Le ministre des Finances souhaite saisir les «opportunités offertes». «Bien sûr, on continuera d'acheter de l'extérieur, mais nous devons également vendre. Il fallait précéder le partenariat par des mesures adéquates. Les concessionnaires continueront de vendre leurs produits (par facilités ou au comptant) mais les conditions seront moins avantageuses», a déclaré le ministre. A rappeler que l'Algérie est passée, en 2007, à côté d'une très belle opportunité d'avoir enfin une usine Renault installée en Algérie. Le constructeur français a décidé d'installer son usine au Maroc «après l'échec des négociations qu'il avait eues pendant trois ans avec les autorités algériennes ». En cause : le problème d'accès au foncier. L'Algérie a vu ainsi un investissement de 600 millions d'euros lui passer sous le nez. Le projet devait permettre de produire 200.000 véhicules/an et des milliers d'emplois directs et indirects. Durant la même année, le fameux vieux projet Fatia (Fabrication automobile de Tiaret) a été enterré. Après ces déconfitures successives, plusieurs contrats de construction d'usine de montage ont été signés en 2008 entre Algériens et des firmes chinoises. Dans ce lot, figure un projet liant GM Trade au constructeur chinois Shaanxi. Il concerne une unité d'assemblage d'une superficie de 150.000 m2 à Sétif. Un contrat portant sur la vente de 3.000 véhicules a été signé en Chine entre le directeur général de KIV-Foton et le constructeur chinois de poids lourds. Nagos MVI, représentant de plusieurs constructeurs chinois, compte lui aussi se lancer dans le montage de bus de marque King Long. Source
  14. Enfin un vrai Fan des red devils
  15. Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme Le récit rice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l'avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : "Vous avez vos papiers ?" Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m'approche d'une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. "Je te parle pas, à toi", me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n'a aucun souci à discuter avec cette "France profonde". Il m'avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l'organisation l'a appelé pour savoir si j'étais bien son... chauffeur. Je pensais que ma "qualité" de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux "défauts" : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des "crochets" balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l'endroit, la population, les préjugés sont poisseux. J'en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet "apartheid mental", lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n'hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu'"un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde !" Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c'est toujours "M. Kessous". Depuis 2001, depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, "M. Kessous", ça passe mieux : on n'imagine pas que le reporter est "rebeu". Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m'avait avoué, en souriant : "Je croyais que vous étiez de notre communauté." J'ai dû amputer une partie de mon identité, j'ai dû effacer ce prénom arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c'est prendre le risque de voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s'est si souvent produit... A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour l'île de la Barthelasse, près d'Avignon, couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. Je me retrouve devant la maison où s'est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l'enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : "J'aime pas les Arabes." Finalement, il me reçoit chez lui. On pensait que le meurtrier s'était enfui de l'hôpital psychiatrique de l'endroit : j'appelle la direction, j'ai en ligne la responsable : "Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le Monde..." Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place, la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire bonjour ni merci. "Il est où le journaliste du Monde ?", lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J'ai alors cru que cette directrice allait s'évanouir. Toujours pas de bonjour. "Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d'identité ?" "La prochaine fois, Madame, demandez qu'on vous faxe l'état civil, on gagnera du temps", riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir... trouvé le suspect. Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en 2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse Le Monde d'embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l'alibi d'un titre "donneur de leçons". L'Arabe de service, comme je l'ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d'extrême droite pestent contre "l'immonde" quotidien de référence qui a recruté un "bougnoule " pour parler des cités. Et pourtant, s'ils savaient à quel point la banlieue m'était étrangère. J'ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de Lyon. En 1977, débarquant d'Algérie, ma mère avait eu l'intuition qu'il fallait vivre au centre-ville et non pas à l'extérieur pour espérer s'en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté, j'ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j'ai vécu l'enfer ! "Retourne dans ton pays", "T'es pas chez toi ici", étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves. Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans une école de journalisme. Lors de l'oral qui clôt cette formation, le jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : "Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d'Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c'est parce qu'il leur fallait un Arabe ?" A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : "Vous êtes le prévenu ?" par l'huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal. Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers, je contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : "Je m'appelle Françoise et vous ?" "Je suis M. Kessous ", lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. "Et votre prénom ?", enchaîne-t-elle. Je crois qu'elle n'a pas dû faire attention à mon silence. Je n'ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le lui donnais, ça serait foutu, qu'elle me dirait que l'appartement avait déjà été pris. C'est arrivé si souvent. Je n'ai pas le choix. J'hésite, je bégaye: "Euhhhhh... Mus... Mustapha." Au départ, je me rendais seul dans les agences immobilières. Et pour moi - comme par hasard - il n'y avait pas grand-chose de disponible. Quand des propriétaires me donnent un rendez-vous pour visiter leur appartement, quelle surprise en voyant "M. Kessous" ! Certains m'ont à peine fait visiter les lieux, arguant qu'ils étaient soudainement pressés. J'ai demandé de l'aide à une amie, une grande et belle blonde. Claire se présente comme ma compagne depuis cet été et fait les visites avec moi : nous racontons que nous allons prendre l'appartement à deux. Visiblement, ça rassure. En tout cas plus que ces vigiles qui se sentent obligés de me suivre dès que je pose un pied dans une boutique ou que ce vendeur d'une grande marque qui ne m'a pas ouvert la porte du magasin. A Marseille, avec deux amis (un Blanc et un Arabe) - producteurs du groupe de rap IAM -, un employé d'un restaurant a refusé de nous servir... La nuit, l'exclusion est encore plus humiliante et enrageante, surtout quand ce sont des Noirs et des Arabes qui vous refoulent à l'entrée d'une boîte ou d'un bar. Il y a quatre mois, j'ai voulu amener ma soeur fêter ses 40 ans dans un lieu parisien "tendance". Le videur nous a interdit l'entrée : "Je te connais pas !" Il aurait pourtant pu se souvenir de ma tête : j'étais déjà venu plusieurs fois ces dernières semaines, mais avec Dida Diafat, un acteur - dont je faisais le portrait pour Le Monde - et son ami, le chanteur Pascal Obispo. Fin 2003, je porte plainte contre une discothèque lyonnaise pour discrimination. Je me présente avec une amie, une "Française". Le portier nous assène le rituel "Désolé, y a trop de monde." Deux minutes plus tard, un groupe de quinze personnes - que des Blancs - entre. Je veux des explications. "Dégage !", m'expédie le videur. La plainte sera classée sans suite. J'appellerai Xavier Richaud, le procureur de la République de Lyon, qui me racontera qu'il n'y avait pas assez d'"éléments suffisants". Que dire des taxis qui après minuit passent sans s'arrêter ? Que dire de la police ? Combien de fois m'a-t-elle contrôlé - y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors d'une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? Je ne compte plus les fois où des agents ont exigé mes papiers, mais pas ceux de la fille qui m'accompagnait : elle était blonde. En 2004, une nuit à Lyon avec une amie, deux policiers nous croisent : "T'as vu le cul qu'elle a !", lance l'un d'eux. "C'est quoi votre problème ?" rétorqué-je. Un des agents sort sa matraque et me dit en la caressant : "Il veut quoi le garçon ?" Le lendemain, j'en ai parlé avec Yves Guillot, le préfet délégué à la police : il m'a demandé si j'avais noté la plaque de leur voiture. Non... En 2007, la brigade anticriminalité, la BAC, m'arrête sur les quais du Rhône à Lyon : j'étais sur un Vélo'v. On me demande si j'ai le ticket, si je ne l'ai pas volé. L'autre jour, je me gare en scooter sur le trottoir devant Le Monde. Je vois débouler une voiture, phares allumés : des policiers, mains sur leurs armes, m'arrêtent. Je leur dis que je travaille là. Troublés, ils me demandent ma carte de presse, mais pas mon permis. Des histoires comme celles-là, j'en aurais tant d'autres à raconter. On dit de moi que je suis d'origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un "beurgeois", un enfant issu de l'immigration... Mais jamais un Français, Français tout court. Mustapha Kessous Source
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