Jump to content

“Il faut sauver le secteur public économique”


Guest salimdz
 Share

Recommended Posts

Le Sg de l’Ugta à l’Enel et à l’Eniem

“Il faut sauver le secteur public économique”

 

1001.jpg

 

Abdelmadjid Sidi-Saïd a choisi hier la wilaya de Tizi Ouzou pour marquer la rentrée sociale 2008-2009. Un choix qui est, bien évidemment, loin d’être fortuit en raison de la tension sociale qui règne dans cette région où le chômage se conjugue à la fois et en permanence avec la contestation, l’insécurité et l’absence de toute forme de développement.

 

Lors de cette toute première sortie sur le terrain après le congrès de l’UGTA, Sidi-Saïd s’est rendu dans trois entreprises publiques économiques, à savoir l’Enel d’Azazga, le Leader Meuble de Taboukert et le numéro un de l’industrie de l’électroménager Eniem, considérées comme étant le fleuron de l’économie locale, mais qui ont vécu des périodes de véritable asphyxie avant qu’elles ne puissent être sauvées d’une fermeture certaine. C’était d’ailleurs le cas de toutes les entreprises publiques économiques de la région que le patron de l’UGTA cite comme exemples concrets de la possibilité de sauver le secteur public économique qui est le seul garant, dit-il, de la souveraineté nationale et aussi de la croissance économique hors hydrocarbures. “Ces trois entreprises (Enel, Eniem et Leader Meuble, filiale de l’ENATB) démontrent que sauver le secteur public est une chose non seulement possible, mais surtout nécessaire pour la sauvegarde des emplois et aussi parce que ce secteur constitue le maillon fort de la croissance économique et le garant de la souveraineté nationale”, dira-t-il tout en saluant la décision de l’État de rester actionnaire à 51% dans les entreprises publiques économiques. “C’est un signe très fort de l’État qui a confirmé sa volonté de préserver et de relancer le secteur public qui ne peut que réconforter le monde du travail”, a déclaré le secrétaire national de la Centrale syndicale.

 

De l’avis du premier responsable de l’UGTA, pour peu qu’il y ait une réelle volonté, un encouragement et que les choses soient prises au sérieux, ce secteur public pourra être reconstitué et deviendra même concurrentiel.

Enel, Eniem, ENATB : un exemple à méditer

Au début des années 2000, ces trois plus importantes entreprises de la wilaya de Tizi Ouzou se dirigeaient en droite ligne vers la fermeture. Des milliers de travailleurs allaient, du coup, se retrouver au chômage dans cette région qui enregistre déjà le taux le plus important au niveau national. À elles seules, ces trois entreprises employaient un peu plus de 4 000 travailleurs : 779 pour l’Enel, 415 pour Leader Meuble, et 2 467 pour l’Eniem. Aujourd’hui, ces trois entreprises tournent, pour l’Eniem et Leader Meuble à 100% de leur capacité de production et l’Enel à un peu moins des 100%. Toutes les trois faisaient partie de la liste des entreprises publiques à privatiser, mais finalement aucune n’a vu cette privatisation, qui allait être un coup fatal pour leurs effectifs, aller jusqu’au bout. Selon leurs responsables, ces entreprises se sont refait une santé financière et comptent désormais investir. “Entre l’année 2005 et l’année 2008, le chiffre d’affaires de l’Enel a augmenté de 56%, aujourd’hui nous pouvons lui redonner sa place de leader d’Afrique et devenir en ce sens une fierté nationale pour peu que l’État nous soutienne et nous accompagne, surtout qu’on a besoin de nouveaux investissements”, a déclaré un responsable de cette entreprise. Leader Meuble, filiale de l’ENATB, a obtenu son autonomie en 1998. Auparavant, elle a connu de sérieux problèmes de trésorerie. Elle allait être privatisée et les travailleurs s’y sont fermement opposés. Il aura suffi de mettre en place une nouvelle organisation et de réorienter son activité vers le bois massif et abandonner le meuble de luxe pour que l’entreprise reprenne sa santé financière et tourne à 100% de ses capacités. l’Eniem ne souffre d’aucun problème de rentabilité ou de technologie. “Pour certains produits tels que la machine à laver, la cuisinière et le chauffe-bain, on n’arrive même pas à satisfaire toute notre demande”, dira un des représentants syndicaux de l’entreprise. “C’est vrai qu’en 2000, l’entreprise allait fermer si ce n’était l’aide de l’État de 900 millions de DA, mais aujourd’hui, le problème de l’Eniem, c’est sa dette de 15 milliards de DA qui date des années 80 et pour laquelle l’entreprise continue de payer 1,2 milliard de DA chaque année seulement comme intérêt puisque le principal n’a jamais été remboursé”, ajoutera ce même syndicaliste qui se dit étonné qu’à un moment donné, on parlait de son bradage à des trabendistes qui voulaient reprendre l’Eniem à 10 millions de DA. Selon les responsables de l’Eniem, le dossier concernant cette dette est au niveau du Trésor public pour effacement.

 

Aujourd’hui, ces trois entreprises font partie, a-t-on appris, des 220 entreprises publiques économiques que le gouvernement a décidé de soutenir et d’accompagner dans le cadre de la relance du secteur public économique.

La cotonnière de Drâa Ben-Khedda et Naftal : la fermeture si…

De 5 500 travailleurs qu’elle employait il y a quelques années, la cotonnière, ex-Cotitex, de Drâa Ben-Khedda est passée à 600 travailleurs seulement actuellement. Les difficultés qu’elle vit ont poussé à un licenciement massif des travailleurs sans que l’État prenne des mesures à même d’atténuer cette situation qui risque de conduire d’ici peu à sa fermeture définitive. Les syndicalistes de l’union de wilaya n’ont pas omis de présenter ce cas devant le patron de l’UGTA qui a répondu qu’il exposera à son tour ce cas en haut lieu parce que c’est un cas qui doit être pris très au sérieux. “On va s’atteler à redonner vie à cette entreprise”, dira Sidi-Saïd convaincu que ce n’est jamais à cause d’un problème d’écoulement de sa marchandise que la cotonnière de Drâa Ben-Khedda souffre. Le cas de Naftal est encore plus grave. Elle risque de disparaître carrément selon les syndicalistes qui disent que d’autres entreprises sont aussi menacées de fermeture si rien n’est fait.

La mondialisation est là

Lors d’une intervention devant les représentants des sections syndicales, Sidi-Saïd a expliqué que ce sont toutes les entreprises publiques économiques qui doivent être sauvées parce que, dit-il, ce secteur est l’élément moteur du développement de la croissance économique hors hydrocarbures. “C’est sur le terrain de la croissance hors hydrocarbures, qui garantit la stabilité et la pérennité de l’économie nationale, que se mène notre bataille à nous. Aujourd’hui, le baril de pétrole est en dessous des 100 dollars ; alors si nous restons dans cette optique du pétrole comme seule rente, nous risquons de passer à côté et nous le regretterons et notre vie de travailleurs deviendra aléatoire”, dira-t-il tout en ajoutant : “La mondialisation est là, mais nous ne devons pas la subir, notre seul moyen pour y faire face, c’est de préserver ce secteur public.”

 

La visite du patron de l’UGTA s’est achevée avec une rencontre avec les syndicalistes locaux qui ont exposé de nombreux problèmes socioéconomiques de la population de la région. Le chômage, la problématique de l’insertion des nouveaux diplômés, l’absence de tout investissement et de développement, la faiblesse du pouvoir d’achat ont été débattus à l’occasion.

 

source : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=99614

Link to comment
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

 Share



  • Posts

    • Je rejoins les propos de @NewBieVDZSL concernant les prix en France  je paye mon abonnement 30 euros par mois pour un débit symétrique de 300 Mbps en fibre.. (15 euros / mois pour la première année d'abonnement). Il ne faut pas se fier aux publicités qui ne concernent que la première année. Le prix de l'abonnement minimum pour la fibre au delà de la première année est de 30 euros, la moyenne des abonnements fibre tourne autour de 40€. Je trouve que l'Algérie au niveau tarifaire s'est énormément améliorée comparée a il y a deux années à peine ! Le prix est justifié si leur efforts concernant l'installation de fibre continue à un rythme soutenue (ce qui n'est pas acquis..).   @genio faut pas abuser non plus.. lol le prix de départ pour une connexion internet de 10 Mbps en Algérie est à 1600 Da par mois, ce qui est à la portée de tous le monde et est suffisante pour la majorité.
    • @spectre2019 le site marche parfaitement bien...je ne sais pas comment tu utilise internet... https://dlinkmea.com/index.php/product/details?det=MGJFTTBiOTJNRzQzbHI1UEtQaGJzQT09 et il n'y a aucune astuce...si sais configurer un autre modem...su configureras celui ci...
    • on es tous d'accord: la PREUVE est enfin la ! un algerien n'a pas les moyens de se payer une connexion internet, point barre ! du coup AT continue a vendre 100 megas (debit d'il y a 10 ans....) pour presque 1 brique par mois ?!!!!!!!!!!!! wallah rien a ajouter pour s'adapter au salaire algerien il faudrait que AT propose directement un truc comme ceci :   - 20 megas @ 1000 DA - 100 megas @ 2500 DA - 500 megas @ 3500 DA - 1 gbps @ 4500 DA       
    • Il se trouve que ces deux dernieres années j'ai eu a choisir un abonnement internet pour quelqu'un de la famille étudiant en France, qui avait un budget serré, donc j'ai fait l'expérience de prendre l'offre la plus intéressante disponible dans une commune urbanisée de la métropole de Aix Marseille. Le moins cher que j'ai trouvé les deux fois, c'était d'abord un abonnement ADSL 20 mega chez SFR il y a deux ans,  puis un abonement fibre chez Bouygues et SFR, avec une vitesse de 300 mega, il y a quelques mois, pour 16 euros. Les deux fois, Orange/Sosh étaient plus cher, et la vitesse de 2Gb n'était pas du tout à 20 euros. Il arrive que les opérateurs affichent des pubs qui sont a des tarifs plus bas, mais c'est souvent des promos ponctuellles assorties de conditions (exemple quand j'ai choisi une offre, chez Free ils avaient  abonnement de 24 mois et tu payais moins la premiere année et ensuite cela double le tarif). Et puis il y a la question de la redevance TV: jusqu'en 2021 si tu prenais un abonnement fibre qui vient avec un bouquet de chaines TV, le fisc ne te rate pas, donc cela joue sur le prix final car c'est 140 euros par an a payer en plus, pour financer les chaines du secteur public, soit 12E/mois a rajouter au budget internet. Donc l'abonnement BOX fibre haute vitesse + TV HD affiché a 35 euros revient à 47 euros. Par contre les offres 1GB/s et plus sont dispo partout en France. Bon apres la France métropolitaine est un minuscule territoire. Chez nous il faut compter les coûts pour couvrir en fibre 2.4 millions de KM2, notre pays est 4.5 fois plus grand, donc c'est des investissements plus lourds et nous n'avons pas le même niveau de richesse (PNB), objectivement. En Australie, qui possède un vaste territoire comme nous, il y a des régions entières ou les opérateurs ne vont pas. En dehors des grandes métropoles il y a plein d'endroits ou ils n'ont meme pas la ligne fixe, alors les gens sont obligés de se rabattre sur des modems 4G chez Telstra avec des vitesses fluctuantes et une latence importante. La raison étant qu'il n'ont pas une culture de péréquation sociale comme chez nous. En Suisse dans beaucoup de cantons, la fibre à a haute vitesse (1GB et plus) est indisponible dans la plupart des logements. Le plus souvent c'est VDSL ou fibre 300Mbs, il y a des exceptions bien sur dans les communes tres urbanisées, et pour les entreprises c'est différent des particuliers. Les prix sont beaucoup plus chers qu'en France, il faut compter 55 CHF pour 300 mégas. Aux Etats unis cela dépend des endroits, c'est tres variable. Mais la fibre à haute vitesse n'est pas du tout la norme et il y a beaucoup de zones rurales non couvertes, ou les gens se cotisent et demandent des aides pour créer leur propre opérateur local, en auto gestion. Alors c'est sûr que dans les classements l'Algérie est loin du peloton de tête mais je pense qu'il est plus juste de se comparer à des pays voisins ou des pays à niveau de développement comparable. En Tunisie la vitesse moyenne est de 27 mégas, par exemple. Dans le monde: Si tout le monde pouvait avoir du 50 mégas en Algérie, nous serions déjà proches de la moyenne qui est de 69. Apres je suis totalement d'accord avec toi que payer 4000 dinars pour une vitesse internet comparable a la moyenne mondiale, c'est beaucoup trop pour le budget d'un salarié algérien moyen, dont le pouvoir d'achat ne cesse de baisser depuis 2019.    
×
×
  • Create New...