A quelques semaines du lancement de la 3G, les utilisateurs algériens se posent des questions concernant cette technologie et ses tarifs, notamment ses répercussions sur l'économie nationale.

C’est une véritable bataille commerciale qui s’annonce avec l’amorce de la 3G prévue pour la fin décembre. En effet, il y aura plusieurs plafonnements, mais sans donner accès à toutes les applications. Skype et Viber, à titre d’exemple, seront payant dès le lancement de la 3G. Les tarifs de lancement, qui seront plutôt élevés, au départ, connaîtront une baisse progressive avec l’augmentation du nombre d’abonnés, tout comme cela s’est passé avec la 2G. Les opérateurs de téléphonie mobile, autant que leurs partenaires, auront inéluctablement un rôle déterminant à jouer dans cette nouvelle équation, qui devra, encore une fois, chambouler le quotidien des Algériens. La variété du déploiement ne fera que consoler un marché longtemps concentré sur la voix.
La data permettra, en conséquence, de nouvelles perspectives pour le marché des télécoms, qui s’impose, désormais, comme une partie intégrante des politiques de développement à l’échelle nationale, tout autant que pour les régions. Il n’en demeure pas moins que la réalité du déploiement réparti sur les trois opérateurs à savoir Mobilis, Djezzy et Nedjma ne fera que revigorer un marché longtemps concentré sur la voix et qui commence réellement à montrer une grande saturation. La data permettra, en conséquence, de nouvelles perspectives pour le marché des télécoms qui s’impose désormais comme une partie intégrante des politiques de développement à l’échelle nationale tout autant que pour les régions. Par ailleurs, l’augmentation de l’offre haut débit mobile conduit à la croissance économique (croissance du PIB par habitant) et dans le cas d’un pays en développement comme l’Algérie.

Les tarifs dépendront des offres que proposeront les opérateurs

L’abonnement à la téléphonie mobile de troisième génération (3G) sera certainement "accessible". Les opérateurs mobiles ayant reçu la licence d’attribution de la licence 3G, la mise en service commerciale de cette prestation est attendue dans les prochains jours, qui devrait concerner en premier lieu un certain nombre de wilayas du pays avant sa généralisation progressif et qui suppose une tarification précise. Il y a lieu de noter que les tarifs attendus dépendront des offres que proposeront les opérateurs mobiles.
Néanmoins, ces tarifs qui seront certainement plus élevés que ce que payent actuellement les usagers de la téléphonie mobile de la 2G, notamment les internautes.
Des tarifs moyens déjà accessibles aux usagers de la 2G, du GPRS, ceux qui se connectent essentiellement pour consulter leur courrier électronique, surfer sur les sites de recherche ou chatter. To^^^^ois, les tarifs de la 3G seront évidemment plus élevés que celui de la 2G pour les amateurs de téléchargements, ceux et qui sollicitent un débit plus élevé. Soit un montant additionnel d’au moins 50% du forfait GPRS que les abonnés 3G devront encore payer en plus du tarif d’appel. Le tarif devrait être fixé par rapport aux prix des smartphones et tablettes, de plus en plus accessibles même si la moyenne fluctue autour des 40 à 50 dinars l’unité.

La 3G a le potentiel de pousser au développement économique

Par ailleurs, l’augmentation de l’offre haut débit mobile conduit à la croissance économique (croissance du PIB par habitant) et dans le cas d’un pays en développement comme l’Algérie.
En outre, un vaste marché de services et de produits va se créer pour accompagner les entreprises et organisations pour bouleverser en profondeur les pratiques et les modes de gestion.
C’est dans la perspective de fournir des produits et services adaptés aux besoins locaux dans des domaines aussi divers que la dématérialisation des documents et de processus, que les sociétés algériennes de services et d’ingénierie informatique auront la possibilité de se redéployer. Afin de couvrir ces besoins, il y a lieu d’adapter l’offre de formation de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle afin de pouvoir satisfaire la demande du marché de l’emploi en termes de techniciens et d’ingénieurs spécialisés.
A titre d’exemple, l’e-learning, la mise en place d’outils d’aide à la décision et au management stratégique, et l’intégration des outils de travail à distance, ainsi que toutes les techniques modernes d’aide à la production de valeur ajoutée. Les savoir-faire et l’expertise qui seront acquis pour satisfaire les besoins induits par la diffusion de l’Internet haut débit permettront d’augmenter la part des TIC dans le PIB, avec la possibilité d’exporter cette compétence. Ainsi, le lancement de la 3G en Algérie va donc constituer une opportunité pour les entreprises implantées en Algérie, octroyant la modernisation des processus de management, le partage d’informations et la réalisation de gains substantiels de productivité, et une vaste capacité d’adaptation dans un environnement mondialisé.

Source : http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/51013