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Aïd El-Adha 2012 : Une Fête Réservée aux Riches !


Hicham
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Aïd El-Adha, Des prix assassins

 

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«Cette année, c’est plus que certain: l’on fera de la ménagère qu’une seule et unique bouchée; c’est que peu nombreux, pour ne pas dire rares, seront ceux qui se permettront le luxe de consentir le sacrifice suprême, ne serait-ce qu’un agneau de lait», décoche d’entrée Rabah, un boucher qui a pignon sur rue, rencontré hier vendredi au marché couvert de la ville de Tiaret. En effet, à près de quinze jours des fêtes de l’Aïd El- Adha, il y a le feu aussi bien dans les étalages chez les bouchers de la ville que dans les marchés à bestiaux de la région. Jeudi dernier encore, au marché couvert de la ville, la viande ovine était cédée contre la modique somme de mille cent dinars le kilogramme.

Que dire alors de la volaille qui a pris carrément l’ascenseur ces derniers jours avec des prix rédhibitoires, puisque le poulet de chair a atteint ce weekend le «pic» infranchissable des 450,00 dinars le kilo. A Sougueur, dans le deuxième plus important marché à bestiaux du pays et même au Maghreb, un antenais d’une vingtaine de kilogrammes avait fière allure et était cédé cette semaine à 39.000 dinars sous le regard médusé du chaland désemparé.

Même la race caprine, peu appréciée par rapport à l’ovin, flirte avec des niveaux inégaux, puisqu’une chèvre d’à peine vingt kilogrammes est proposée à plus de vingt mille dinars/pièce. Après la «coupe réglée» du Ramadhan et de l’Aïd, suivie une encablure plus loin par «l’essorage » de la rentrée scolaire, la ménagère n’a même pas eu le temps de faire la «soudure» avec l’autre Aïd, qu’elle a déjà un genou par terre.

Ceci sans parler des nombreux Algériens qui seront obligés de faire le sacrifice… (sans mauvais jeu de mots) sur une fête à la charge symbolique des plus fortes chez la famille algérienne. Il n’y avait pas grand monde tôt dans la matinée de lundi dernier au marché à bestiaux de Sougueur.

«Même si d’aucuns gardent espoir d’acquérir une bête auprès des fermes pilotes où les prix sont plus abordables, les gens sont ruinés; ils n’ont plus d’argent, c’est la dèche totale», confie, d’une voix nouée, un homme enturbanné qui ne cache pas son inquiétude de voir le chaland se faire de plus en plus rare. Véritable baromètre de toute la région pour la mercuriale des prix des viandes rouges, le marché de Sougueur a de tout temps été considéré comme le principal pourvoyeur en bêtes vivantes de pratiquement l’ensemble des wilayas du pays.

«Des camions, en provenance de toutes les régions du pays commencent à arriver à Sougueur pour emporter des cargaisons entières de moutons », s’inquiète un éleveur de Aïn Dheb qui nous dit «craindre Dieu pour ne pas vendre ses bêtes au prix coûtant».

«Mais comment expliquer, et encore moins justifier qu’une région qui compte un cheptel ovin parmi les plus importants du pays, le prix de la viande soit si cher», s’interroge un fonctionnaire à la commune de Frenda, venu tâter le pouls, à trois semaines du jour J.

Pour les gens au fait des «voies impénétrables» du monde de la terre, le renchérissement horrible de l’aliment du bétail sur le marché international, avec des répercussions directes sur le marché local, le mouton vend très cher sa peau cette année. Dans un coin reculé du marché, un autre maquignon, sirotant un café fumant sous un abri de fortune, nous parle du «piége» dans lequel risquent de tomber de nombreux pères de famille, celui d’acheter un mouton… sentant fort le poulet.

En plus clair, notre interlocuteur nous explique, avec force détails, qu’à chaque fois que l’aliment de bétail prend l’ascenseur, les éleveurs sont obligés de nourrir leur cheptel avec un aliment préparé à base de farine de volaille, «ce qui a pour conséquence d’engraisser rapidement les bêtes mais surtout leur donner une forte odeur de poulet une fois sacrifiées», nous confie-t-il d’un sourire malin.

Dans ce véritable capharnaüm qu’est le marché à bestiaux de Sougueur, les moutons sont agglutinés par pelotons entiers mais les prix vont certainement continuer à monter jusqu’au 26 octobre, date prévue de la fête du sacrifice.

Peu avant la fermeture du marché à bestiaux, une vigoureuse bête encornée est soigneusement tenue en laisse par un maquignon, au regard vif. Il joue de l’oeil dans toutes les directions à la recherche d’un client qui ne viendra sans doute pas. Parce que pour lui, cette année, «logiquement, une bête encornée, tout juste moyenne, ne peut pas être cédée à moins de 35.000,00 dinars» jure-t-il par tous «ses» dieux.

 

LE DIKTAT DES MAQUIGNONS

 

Cette année encore et en vertu d’une «loi» non écrite (vieille comme le monde), les prix des viandes comme ceux d’ailleurs des fruits et légumes s’emballent à chaque fois que le ciel se montre généreux, comme c’est le cas cette saison.

L’orge, aliment de bétail par excellence, est disponible en quantités largement suffisantes avec des prix hors de portée des éleveurs. «Qu’il est loin ce temps où, à la suite d’une longue période de sécheresse, les éleveurs étaient obligés, la mort dans l’âme, de sacrifier une bête pour nourrir trois autres», soupire un boucher fort connu, installé depuis des lustres au marché couvert de la ville de Tiaret.

Au marché à bestiaux de Tiaret, si le nombre de têtes de mouton et autres caprins proposés à la vente est très important, les prix battent tous les records: un antenais d’à peine dix-huit kilos est proposé vingt-neuf mille dinars. Qui dit mieux ? Un homme vêtu d’un costume rutilant tâte la toison d’un mouton, comme pour montrer à son «proprio» qu’il n’a nullement l’intention de se laisser berner.

Un autre chaland, flanqué de ses deux enfants, vérifie la dentition de la bête encornée pour tenter de déterminer son âge. Il finira par l’acquérir moyennant le tarif «assommant » de 42.000,00 dinars, sous le regard ravi de ses deux rejetons. Mais ce qui risque de tirer encore plus les prix vers le haut, ce sont ces intermédiaires et autres spéculateurs zélés qui font dans la rétention des cheptels jusqu’au dernier moment.

 

LA «RUINE» DES BOUCHERS

 

Depuis plus de deux années, à Tiaret comme ailleurs dans le pays, le métier de boucher périclite à vue d’oeil. Pour la seule capitale du Sersou, plus de cent trente bouchers ont mis la clef sous le paillasson, selon un représentant de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA).

Pour un autre boucher au marché de «Volani», la hausse vertigineuse des prix de la viande fraîche s’explique aussi par l’envahissement du marché local par des quantités astronomiques de viandes congelées.

La «période de soudure», comme on dit dans un autre marché, représentée par le grand pèlerinage et l’Aïd El- Adha, est une période où, traditionnellement, les prix des viandes prennent l’ascenseur sans crier gare.

Après un Ramadhan «ruineux», suivi dans la foulée par une rentrée scolaire tout aussi «essoreuse», la priorité de la ménagère est-elle disposée à recevoir un… autre coup de corne à son porte-monnaie en sacrifiant à un rite quasi inévitable, quoi qu’il en coûte ? Rien n’est moins sûr.

«Et avec le poulet qui reprend son envol vers les hautes altitudes, nombreux sont ceux qui ne goûteront pas à un traître morceau de viande avant longtemps» commente, la voix éteinte, une ménagère rencontrée vendredi au marché de Sonatiba. Même si, pour ce boucher d’un certain âge, assis sur un tabouret déglingué au marché couvert de la ville, à attendre un improbable client, on ne peut jamais avoir la peau de l’ours sans l’avoir tué…

Pour Bachir, un maquignon de «père en fils», comme il se plaît à se présenter lui-même, des «personnes aux gros bras» ont déjà acquis des troupeaux importants de moutons à partir de Djelfa, Biskra, Laghouat, Tissemsilt et Tiaret pour «régenter le marché à leur guise et ce dès la semaine prochaine», soutient- il mordicus.

 

LA BLUE TONGUE, ENCORE ET TOUJOURS !

 

Cette année encore, la blue tongue fait peur aux éleveurs. En effet, depuis fin août dernier, de nombreux cas ont déjà été enregistrés.

Des appels au confinement des cheptels ont même été lancés par les services de l’Inspection vétérinaire pour éviter la contamination des troupeaux à plus grande échelle. Maladie virale transmise par des moucherons piqueurs, la fièvre catarrhale touche les ruminants d’élevage, les moutons notamment. Les symptômes de la maladie se caractérisent par une salivation excessive, la destruction des muqueuses du museau, une langue enflée et colorée de bleu, fatigue générale et manque d’appétit.

Les moyens de lutte contre la blue tongue consistent en la désinctisation totale des étables et autres enclos et procéder à un enfouissement complet des bêtes mortes de la même maladie. Une maladie si redoutable qu’elle ne fait pourtant pas peur aux éleveurs, soucieux de garder leurs troupeaux jusqu’à la dernière «ligne droite » précédant l’Aïd El-Adha.

«La faible prévalence de la maladie et la disponibilité des médicaments pour lutter contre la maladie sont aussi des facteurs qui expliquent pourquoi les éleveurs tiennent à faire dans la «rétention » des troupeaux pour ne pas agir à la baisse sur le niveau des prix des moutons, explique un peu doctement un docteur vétérinaire, fin connaisseur des arcanes du monde agricole. «Assurément, au rythme où vont les choses, de nombreux Algériens seront contraints de faire l’impasse sur une fête qui n’appartient plus qu’aux gens à gros sous…».


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bonjour

c'est vrai c'est très dommage de voir sa

pour moi ce que je vois que les prix des moutons marche avec le poids du kilo qui a dépassé les 1300da au mois de ramadan,si les gens restent comme sa a acheté la viande aprés l'aid meme avec des prix haut,le aid prochain les prix montra aussi,je me dis peut etre que si les gens diminuent leur achat en fonction des prix qu'on trouve exagérés, "si on trouve le prix haut en achète pas,les viandes rouge ne sont pas de tous une nécessité pour le corps humain",peut etre que les prix démuniront avec les temps.

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d3iw m3aya khawti!!!

 

Allah yahdi les courtiers des moutons c'est à cause d'eux que les prix ont augmentés, ils achètent les moutons chez les Fellah à 2 millions centimes en gros (le fellah préfère le vendre en gros et prendre l'argent en une seule fois), alors que ces courtier vampires vont revendre le moutons 4 millions dans la semaine qui suit, Wallah c'est à cause d'eux que rana nsoufrou c'est exactement comme les pauvres courtiers des voitures!!!

 

Bon Eid à tous et à toutes!!!

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    • si seulement ils utilisent le gel d'isolation après l'installation des câbles dans la boîte, je pense que ca résoudrait tous problème de dégradation de qualité et instabilité des lignes due au changement climatique.
    • Bonsoir, quand on sait que le pétrole est une roche sédimentaire, il n'y a pas mieux que Sonatrach en effet ou une autre entreprise pétrolière, et je te conseille d'écrire correctement le nom de l'entreprise lorsque tu leur enverras la lettre. Par ailleurs, à part les hydrocarbures, je ne vois pas où la sédimentologie peut intervenir économiquement. C'est plus une sciences d'études et de recherches. à mon avis. Les erreurs à éviter sont les suivantes: Ne pas plagier Ne pas refaire ce qui a été fait Ne pas prendre un sujet banal Ce qu'il faut faire: Innover, trouver de nouvelles façons d'arriver au résultat souhaité trouver un sujet intéressant, original Utiliser les nouvelles technologies (les SIG c'est dépassé, la télédétection est plus recherchée) Je vais corriger le dernier point, je ne le supprime pas mais je précise. Dans ton cas la télédétection est inutile, car t'auras besoin de ce qui se trouve au sous sol, je te dirais bien d'utiliser un gravimètre ou un résistivimètre mais tu devras changer de spécialité et passer à la Géophysique  
    • Je n'aime pas parler de risques  car les risques cela se gère à chaque risque correspondent des contremesures. Je préfère parler des implications. Il y a des implications de sécurité, d'intégrité des processus et des données, des implications techniques, des implications commerciales et financières qu'il faut prendre en compte. SIM= Subscriber Identification Module La SIM physique contient et encrypte des données permettant à un abonné d'accéder au réseau de l'opérateur. Si les clés qui permettent l'identification de l'abonné et son enregistrement au réseau sont sur un support physique séparé et fourni par l'opérateur dans le cadre des lois du pays c'est une chose. Ce qu'essaye de faire Apple et d'autres c'est de remplacer le support physique 'discret' par un support intégré au terminal dans lequel ces données ayant trait à l'abonné et à l'opérateur vont être stockées et traitées, en symbiose avec leur cloud. Le rôle des autorités est de s'assurer de l'intégrité du processus d'abord. Il faut pouvoir contraindre la société qui va traiter ces données de le faire conformément à la loi, tout en s'assurant que seuls les personnes identifiées puissent accéder au réseau de télécommunications. C'est le rôle de l'état. Ensuite la dématérialisation implique des prérequis logiciels et matériels côté opérateur, il y a donc necessité d'acheter, installer des outils de provisionning nécessaires et former les gens pour les utiliser.  Si Ooredoo se prépare plus vite que Mobilis c'est parceque ils répliquent en Algérie ce qui a été réalisé à Qatar ou ailleurs. De plus le cout par abonné pour eux sera inférieur car il est mutualisé sur plusieurs pays, alors que pour un opérateur national comme Mobilis, cela se traduira un peu plus dans ses marges par abonné. D'ailleurs les télécoms nationales américaines aussi ont trainé la patte longtemps aux USA avant d'adopter l'esim car cela a un coût, et les premieres à se lancer la bas étaient les telcos présentes dans plusieurs pays. Enfin il faut prendre en compte la motivation et les objectifs de cette fonctionalité eSim/iSim : en réalité ce que veut Apple (ou Samsung, etc) c'est prendre le contrôle de la relation avec le client et concentrer au maximum les DONNEES de l'utilisateur,  pour servir d'intermédiaire à terme, entre le client et les opérateurs, voire devenir un opérateur virtuel -MVNO- d'un nouveau type. Donc il existe des implications commerciales et financières qui sont loin d'être triviales. Dans les pays comme les USA, la dynamique entre les opérateurs et les fabricants comme Apple et Samsung est très différente de chez nous. Chez nous chacun achète son mobile, soit neuf en le payant au prix fort, soit d'occasion. La bas en gros la plupart des gens font une location de iPhone, etc, qu'ils payent à l'opérateur, qui reverse l'argent à Apple ou Samsung, et les gens renouvellent leur abonnement pour avoir un nouveau terminal à 1500 dollars qu'ils payent par mois. Les enjeux et les rapports de force ne sont pas les mêmes. Les fabricants de terminaux partagent leurs marges avec les opérateurs et réciproquement. Pas en Algérie, ni dans beaucoup d'autre pays. Personellement, je ne vois pas trop l'intérêt pour l'opérateur algérien ou autre de transférer totalement les données d'identification sur une eSim voire sur un SoC dont l'architecture est contrôlée par Cupertino (Apple) ou San Diego (Qualcomm/Samsung). Pour les fabricants et les états dans lesquels ils opèrent c'est autre chose ils ont un intérêt à le faire, qui ne coincide pas nécéssairement avec celui des opérateurs ou de pays tiers qui doivent protéger les données de leurs citoyens. Quant au citoyen/consommateur lambda il peut avoir un intérêt à avoir une montre connectée en 5G, ou autre, sans pour autant que ses données d'identification et celles de son opérateur soit confiées à des entreprises étrangères qui n'ont aucune existence légale chez lui. En revanche un terminal mobile équipé d'un SoC qui dématérialise la sim, cela présente quelle utilité pour l'utilisateur par rapport à une sim classique? Apple ou Samsung parlent de miniaturisation mais bon, une nano sim, cela change pas grand chose à la taille d'un téléphone, donc c'est un peu léger, ils veulent surtout contrôler les données et la relation avec le client, c'est de bonne guerre... Peut être que quelqu'un sur le forum peut nous expliquer les avantages fonctionnels pour l'utlisateur, pour ce qui me concerne, je ne les connais pas. Ce qui ne veut pas dire que cela ne se fera pas, à terme, les opérateurs seront peut être contraint de le faire, par souci de compatibilité avec les terminaux qui existent sur le marché. Mais pas nécessairement parceque c'est leur intérêt ou celui du citoyen/client/consommateur.
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