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Aprés le refus de la création d’un fonds souverain


Guest salimdz
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Aprés le refus de la création d’un fonds souverain

L’Algérie perdra des milliards de dollars

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L’intérêt des fonds souverains est de fructifier une partie des réserves en devises, faisant gagner plus d’argent à l’État par des placements au rendement élevé, au profit des générations futures. Cet instrument pourrait servir également de levier au transfert technologique.

Fonds souverain. Ce sujet parce qu’il touche à l’avenir des enfants des Algériens invite à un débat sérieux avant de tirer les conclusions sur la nécessité de créer cet instrument au profit des générations futures ou non.

L’État veut faire l’économie de ce débat. Il n’est pas question de créer ce fonds, a affirmé le président de la République lors de l’audition du ministre des Finances. L’Algérie a besoin d’investir, a-t-il ajouté.

 

Pourtant, ce point sensible soulève la question de la gestion des réserves de devises du pays. Autrement dit, comment préserver dans le temps le pouvoir d’achat des réserves de change ? Cette question renvoie à deux problématiques, relève un expert international. La première porte sur la gestion des réserves de change, la seconde sur la nécessité d’une réflexion sur la création ou non d’un fonds souverain. La Banque d’Algérie gère ces réserves en devises, note-t-il de manière prudente.

 

Mais comment sont placées les réserves de change de l’Algérie ? La Banque centrale utilise deux manières prudentes pour placer les réserves, ajoute le même expert. Premièrement, elle place 70% de cet argent en titre souverain, c'est-à-dire en bons de Trésor américains, japonais, britanniques et européens qui sont pour la plupart cotés AAA (placements très sûrs) avec des durées qui sont plus ou moins longues.

 

Le second placement s’effectue via les dépôts de la Banque centrale sur le marché bancaire et interbancaire. L’argent est déposé par la Banque centrale auprès de banques internationales qui disposent de références très élevées. Ce matelas de devises serait composé à 45% en dollars américains, à 45% en euros, à 10% en yens et 10% en livres sterlings. La Banque d’Algérie a bien géré au cours des quatre à cinq dernières années la remontée de l’euro par rapport au dollar. Elle a acheté des euros au moment où leur cours était bas.

 

Ce qui explique aujourd’hui la part plus importante de l’euro dans la composition des réserves de change.

 

En un mot, ce matelas de devises, qui a atteint à fin juin 133 milliards de dollars est placé en bonne partie, en bons de Trésor américains.

La gestion prudente de la Banque d’Algérie a un coût

“Cet argent rapporte 2% seulement. Si l’on utilisait une partie de ces réserves de change dans la création d’un fonds souverain, le rendement pourrait être de 15% à 30%, voire au minimum de 7%”, a relevé Mustapha Mekidèche, vice-président du Cnes et expert pétrolier.

 

Cette prudence a un coût. Un simple calcul montre que dans cette affaire, l’Algérie perd des milliards de dollars par an, eu égard au volume important des réserves en devises actuellement.

 

En termes simples, il s’agit de puiser une partie des réserves en devises, disons 20% selon un économiste, pour créer un fonds souverain. L’argent sera placé, à titre d’illustration, dans l’achat d’actions ou autres actifs à fort rendement, dans des prises de participations ou des rachats de sociétés qui pourraient opérer un transfert technologique vers l’Algérie.

 

Ces questions renvoient à un autre véritable débat qui touche aussi les générations futures, celui de l’après-pétrole et de l’après-gaz. Avons-nous intérêt à produire aujourd’hui autant de pétrole et de gaz quand on sait que les prix du pétrole vont atteindre à moyen ou long terme 200 à 300 dollars, voire plus ? Pourquoi ne pas préserver ces réserves pour les générations futures, et ne pas produire juste ce dont on a besoin ?

 

Deuxième question : comment utiliser les réserves de change, comment les intégrer dans la construction d’une économie plus diversifiée, beaucoup moins dépendante des fluctuations des prix du pétrole, comment sortir de l’économie de rente ?

 

La question de la création d’un fonds souverain devra être appréhendée sous cet angle.

 

Pour un autre expert international, il y a une relation entre le risque et le rendement. Le rendement est élevé lorsqu’il y a plus de risque. Le rendement est bas lorsque le risque est bas. Plus simplement, on obtient par le fonds souverain des rendements élevés mais avec plus de risque.

 

À travers le monde, les fonds spécialisés dans la gestion de ces risques se multiplient. Le fonds souverain de la Norvège, destiné aux générations futures et qui a atteint plus de 200 milliards d’euros, connaît annuellement une croissance significative.

 

L’expert ajoute que la création d’un fonds souverain viendrait en complément d’une meilleure organisation interne : un système financier performant, la mise en place d’un marché des capitaux et des ressources humaines capables de contrôler ce fonds.

 

Par ailleurs, le fonds souverain pose pour le premier spécialiste le problème de son organisation, de son contrôle, de sa transparence et d’une coordination étroite entre institutions de l’État. Au Koweït, le fonds est géré par les ministères de l’Économie, des Finances et la Banque centrale.

 

Question annexe : que fait-on des 40 milliards d’euros accumulés dans le fonds de régulation ? Ils sont considérés comme des réserves dormantes. Le bons sens commande de les placer, voire de les affecter à l’investissement privé productif, comme le suggère le second spécialiste.

 

Enfin, dans un contexte où la pauvreté et le chômage en Algérie restent préoccupants, se prononcer sur ces questions, sans véritable débat, laisser la population ignorante des enjeux de l’utilisation de l’argent de pétrole, ne semble pas relever de pratiques propres à un État de droit.

 

source : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=99399&titre=L%E2%80%99Alg%C3%A9rie%20perdra%20des%20milliards%20de%20dollars

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    • Je rejoins les propos de @NewBieVDZSL concernant les prix en France  je paye mon abonnement 30 euros par mois pour un débit symétrique de 300 Mbps en fibre.. (15 euros / mois pour la première année d'abonnement). Il ne faut pas se fier aux publicités qui ne concernent que la première année. Le prix de l'abonnement minimum pour la fibre au delà de la première année est de 30 euros, la moyenne des abonnements fibre tourne autour de 40€. Je trouve que l'Algérie au niveau tarifaire s'est énormément améliorée comparée a il y a deux années à peine ! Le prix est justifié si leur efforts concernant l'installation de fibre continue à un rythme soutenue (ce qui n'est pas acquis..).   @genio faut pas abuser non plus.. lol le prix de départ pour une connexion internet de 10 Mbps en Algérie est à 1600 Da par mois, ce qui est à la portée de tous le monde et est suffisante pour la majorité.
    • @spectre2019 le site marche parfaitement bien...je ne sais pas comment tu utilise internet... https://dlinkmea.com/index.php/product/details?det=MGJFTTBiOTJNRzQzbHI1UEtQaGJzQT09 et il n'y a aucune astuce...si sais configurer un autre modem...su configureras celui ci...
    • on es tous d'accord: la PREUVE est enfin la ! un algerien n'a pas les moyens de se payer une connexion internet, point barre ! du coup AT continue a vendre 100 megas (debit d'il y a 10 ans....) pour presque 1 brique par mois ?!!!!!!!!!!!! wallah rien a ajouter pour s'adapter au salaire algerien il faudrait que AT propose directement un truc comme ceci :   - 20 megas @ 1000 DA - 100 megas @ 2500 DA - 500 megas @ 3500 DA - 1 gbps @ 4500 DA       
    • Il se trouve que ces deux dernieres années j'ai eu a choisir un abonnement internet pour quelqu'un de la famille étudiant en France, qui avait un budget serré, donc j'ai fait l'expérience de prendre l'offre la plus intéressante disponible dans une commune urbanisée de la métropole de Aix Marseille. Le moins cher que j'ai trouvé les deux fois, c'était d'abord un abonnement ADSL 20 mega chez SFR il y a deux ans,  puis un abonement fibre chez Bouygues et SFR, avec une vitesse de 300 mega, il y a quelques mois, pour 16 euros. Les deux fois, Orange/Sosh étaient plus cher, et la vitesse de 2Gb n'était pas du tout à 20 euros. Il arrive que les opérateurs affichent des pubs qui sont a des tarifs plus bas, mais c'est souvent des promos ponctuellles assorties de conditions (exemple quand j'ai choisi une offre, chez Free ils avaient  abonnement de 24 mois et tu payais moins la premiere année et ensuite cela double le tarif). Et puis il y a la question de la redevance TV: jusqu'en 2021 si tu prenais un abonnement fibre qui vient avec un bouquet de chaines TV, le fisc ne te rate pas, donc cela joue sur le prix final car c'est 140 euros par an a payer en plus, pour financer les chaines du secteur public, soit 12E/mois a rajouter au budget internet. Donc l'abonnement BOX fibre haute vitesse + TV HD affiché a 35 euros revient à 47 euros. Par contre les offres 1GB/s et plus sont dispo partout en France. Bon apres la France métropolitaine est un minuscule territoire. Chez nous il faut compter les coûts pour couvrir en fibre 2.4 millions de KM2, notre pays est 4.5 fois plus grand, donc c'est des investissements plus lourds et nous n'avons pas le même niveau de richesse (PNB), objectivement. En Australie, qui possède un vaste territoire comme nous, il y a des régions entières ou les opérateurs ne vont pas. En dehors des grandes métropoles il y a plein d'endroits ou ils n'ont meme pas la ligne fixe, alors les gens sont obligés de se rabattre sur des modems 4G chez Telstra avec des vitesses fluctuantes et une latence importante. La raison étant qu'il n'ont pas une culture de péréquation sociale comme chez nous. En Suisse dans beaucoup de cantons, la fibre à a haute vitesse (1GB et plus) est indisponible dans la plupart des logements. Le plus souvent c'est VDSL ou fibre 300Mbs, il y a des exceptions bien sur dans les communes tres urbanisées, et pour les entreprises c'est différent des particuliers. Les prix sont beaucoup plus chers qu'en France, il faut compter 55 CHF pour 300 mégas. Aux Etats unis cela dépend des endroits, c'est tres variable. Mais la fibre à haute vitesse n'est pas du tout la norme et il y a beaucoup de zones rurales non couvertes, ou les gens se cotisent et demandent des aides pour créer leur propre opérateur local, en auto gestion. Alors c'est sûr que dans les classements l'Algérie est loin du peloton de tête mais je pense qu'il est plus juste de se comparer à des pays voisins ou des pays à niveau de développement comparable. En Tunisie la vitesse moyenne est de 27 mégas, par exemple. Dans le monde: Si tout le monde pouvait avoir du 50 mégas en Algérie, nous serions déjà proches de la moyenne qui est de 69. Apres je suis totalement d'accord avec toi que payer 4000 dinars pour une vitesse internet comparable a la moyenne mondiale, c'est beaucoup trop pour le budget d'un salarié algérien moyen, dont le pouvoir d'achat ne cesse de baisser depuis 2019.    
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