Modérateurs laliche Posté(e) il y a 2 heures Modérateurs Share Posté(e) il y a 2 heures (modifié) Démantèlement du réseau pirate Noos+ en France et en Belgique. Le 2 juin 2026, l'Unité nationale cyber (UNCyber) de la Gendarmerie nationale française, en coopération avec la justice belge, a mis fin aux activités de Noos+, une plateforme illégale de streaming IPTV. Ce réseau proposait depuis quatre ans un accès frauduleux à des chaînes payantes (Canal+, beIN Sports, Ligue 1+) à environ 250 000 abonnés contre un abonnement annuel dérisoire (environ 50 ou 7 /mois). L'opération judiciaire a entraîné l'interpellation de dix personnes en France et l'arrestation du fondateur présumé, un ressortissant italien, en Belgique. Les enquêteurs ont saisi 20 serveurs hébergés en France, aux Pays-Bas et au Canada, provoquant l'arrêt immédiat de la diffusion pour tous les utilisateurs. Les suspects ont été relâchés après garde à vue, mais l'enquête se poursuit pour recel de contrefaçon. Bilan financier et saisies L'enquête, initiée suite à une plainte du groupe Canal+ déposée en 2024, a révélé l'ampleur économique de ce réseau criminel. Les bénéfices générés par Noos+ sont estimés à plus de 12 millions d'euros sur les cinq dernières années. Lors des perquisitions, les forces de l'ordre ont saisi près de 1,4 million d'euros d'avoirs criminels. Ces saisies comprennent du numéraire (100 000 ), des objets de luxe, des avoirs bancaires et environ 700 000 en cryptomonnaies. Cette affaire illustre la professionnalisation des réseaux de piratage, qui fonctionnent comme de véritables entreprises avec des informaticiens de haut niveau et des structures de vente organisées. Contexte et répression accrue Ce démantèlement marque un tournant dans la lutte contre le piratage en France. Si les autorités ciblaient auparavant principalement les revendeurs, la justice commence également à sanctionner les abonnés. Récemment, dans le Pas-de-Calais, des utilisateurs de services IPTV illégaux ont reçu des convocations et des amendes pour recel de contrefaçon, une infraction passible théoriquement de cinq ans de prison et 375 000 d'amende, bien que la justice privilégie pour l'instant des sanctions financières dissuasives. Il est important de noter que ce service Noos+ n'a aucun lien avec l'ancien fournisseur d'accès à internet historique Noos, racheté par Numericable puis SFR, qui a cessé d'exister en tant que marque bien avant ces événements. Voici les détails approfondis sur le démantèlement de Noos+: Structure et fonctionnement du réseau L'organisation derrière Noos+ était hautement structurée, fonctionnant comme une entreprise criminelle sophistiquée. Autour du fondateur présumé, un ressortissant italien arrêté en Belgique, gravitaient plusieurs pôles d'activité : -Pôle technique : Des informaticiens spécialisés géraient l'infrastructure complexe et la maintenance des serveurs. -Pôle administratif : Des membres assuraient la gestion quotidienne du service et le support client. -Réseau de vente : Un système de revendeurs commercialisait activement les abonnements auprès du grand public. Chaque maillon de cette chaîne percevait une commission sur les ventes, ce qui a permis au réseau de générer un chiffre d'affaires estimé à 12 millions d'euros sur les cinq dernières années. Le service proposait un accès illimité à des chaînes premium (Canal+, beIN Sports, Ligue 1+) pour seulement 50 à 100 par an, soit une fraction du coût légal (plus de 1 300 par an pour un abonnement officiel Canal+ complet). Détail des saisies et enquête financière L'enquête, déclenchée par une plainte du groupe Canal+ déposée en juin 2024, a mis en lumière l'ampleur des profits illicites. Le préjudice estimé par Canal+ dépasse le million d'euros, bien que ce chiffre reste théorique. Lors des perquisitions menées le 2 juin 2026, les autorités ont saisi un total d'environ 1,4 million d'euros d'avoirs criminels, répartis comme suit : -Cryptomonnaies : ~750 000 (la majorité des avoirs, illustrant l'usage de monnaies numériques pour blanchir les profits). -Comptes bancaires : ~380 000 à 400 000 . -Numéraire : ~104 000 en espèces. -Biens mobiliers : ~150 000 (véhicules, sacs de luxe, montres, matériel informatique de pointe). Les onze suspects interpellés (dix en France, un en Belgique) ont été placés en garde à vue pendant environ 40 heures avant d'être relâchés. L'enquête se poursuit désormais avec l'exploitation forensique du matériel informatique saisi pour identifier l'ensemble des complices et des flux financiers. Vers une sanction systématique des abonnés Le démantèlement de Noos+ s'inscrit dans un durcissement législatif et judiciaire sans précédent en France. Jusqu'à récemment, la répression ciblait surtout les fournisseurs et revendeurs. Désormais, les abonnés sont directement visés. Depuis l'entrée en vigueur de la loi SREN en janvier 2026, le cadre répressif s'est renforcé : Amende forfaitaire : Les utilisateurs récidivistes risquent une amende de 150 . Composition pénale : Dans le Pas-de-Calais, le tribunal d'Arras a déjà condamné 19 utilisateurs à des amendes de 300 à 400 pour recel de contrefaçon, leur évitant un procès pénal plus lourd. Risques théoriques : La loi prévoit jusqu'à 3 ans de prison et 300 000 d'amende pour contrefaçon, peines pouvant aller jusqu'à 7 ans et 750 000 en cas de bande organisée (pour les revendeurs). Les autorités justifient cette sévérité par un préjudice national estimé à 1,5 milliard d'euros par an pour les secteurs culturels et sportifs, ainsi que 400 millions d'euros de recettes fiscales perdues. L'identification des abonnés est facilitée par les saisies de serveurs et les listes de clients récupérées chez les revendeurs. Sanctions utilisateurs IPTV illégal France loi SREN Modifié il y a 2 heures par laliche Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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