Atteinte à la confidentialité des abonnés : La base de données de Djezzy piratée et mise sur Facebook

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La base de données, c’est-à-dire les noms, prénoms et numéros de téléphone sont disponibles sur Facebook depuis quelques jours. Censées être confidentielles et privées, les données de millions d’abonnés de Djezzy se sont retrouvées sur internet.

Mon Journal a évidemment contacté l’Autorité de régulation pour s’enquérir de cette situation, pour le moins inacceptable pour les abonnés, lesquels estiment qu’il s’agit là d’un fait d’une extrême gravité car cet annuaire parallèle mis en ligne comporte l’ensemble des renseignements transcrits sur le contrat liant l’abonné à l’opérateur téléphonique, ce qui pourrait être assimilé à une violation de la vie privée des abonnés.

Le chargé de communication de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications a indiqué que c’était aux abonnés de déposer plainte s’ils le voulaient, et ce, après avoir réellement constaté un manquement de la part de l’opérateur à la confidentialité de leurs données personnelles. Suite à quoi, l’Autorité pourrait agir en conséquence. En effet, il existe des lois sur la cybercriminalité qui sanctionnent rigoureusement toute infraction, notamment les articles 394, 394-bis 1, jusqu’au 394-bis 7, du code pénal qui prévoit des peines d’emprisonnement et de fortes amendes contre les auteurs.

C’est la seconde fois que pareille situation survient, après 2010, lorsque des milliers d’abonnés ont eu la désagréable surprise de voir leurs coordonnées sur Facebook. On avait découvert à l’époque que le réseau de l’opérateur de téléphonie mobile OTA venait de faire l’objet d’un piratage de son serveur comportant l’annuaire des clients titulaires d’une ligne «Djezzy». Durant la période tumultueuse de l’après-match Algérie-Egypte, la direction de Djezzy avait confirmé cet incident, le mettant sur le compte d’un acte de cybercriminalité, puis sur le compte des retombées négatives du match précité.

En définitive, aucune information n’avait filtré dans la presse nationale, du fait que la plupart des titres bénéficiaient de la manne publicitaire offerte par l’opérateur égyptien, un «deal» interdisant de manière tacite toute information nuisible contre celui qui demeurait premier opérateur de téléphonie mobile dans le pays, et ce, malgré ses déboires avec les autorités de ces dernières années.


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