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Tiaret : La ville sous tension


Guest salimdz

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Guest salimdz

Tiaret : La ville sous tension

 

le 28.01.12 | 01h00

 

Le chef-lieu de wilaya de Tiaret a vécu un début de week-end des plus mouvementés. Bien que la tension soit retombée, les appréhensions restent pour autant vives au sein de larges couches de la société.

Et pour cause, certains des marchands informels sont revenus, hier matin, narguer les forces de l’ordre en déposant leurs produits, plusieurs semaines après une délocalisation qui a fait sensation au niveau des arcades, en plein cœur de la ville. Calmes et ne voulant certainement pas envenimer les choses, les policiers n’ont pas riposté ni même permis à d’autres de s’installer sur les lieux, devenus une attraction pour les curieux en quête d’informations. La veille, certains quartiers chauds, à l’exemple des cités Bouhenni et Zaaroura, ont repris, à la tombée de la nuit, le face-à-face avec les policiers, arrosant les alentours de l’hôpital d’un déluge de pierres ponctué de quelques petites casses. A la cité Dubaï, une mère de famille a dû solliciter la police pour être évacuée vers les urgences. A titre préventif, la rencontre devant opposer le club local qui joue l’accession contre El Bordj a été reportée, craignant un quelconque débordement.

 

Les rues de la ville jonchées d’amas de ferraille, de troncs d’arbre et de pneus entremêlés d’ordures ménagères n’ont pas été nettoyées car la veille les services de la mairie n’ont pas pu travailler. «L’état de santé de la victime, Gacem Hichem, 22 ans, évacuée vers le CHU d’Oran, est stationnaire et ne suscite guère le pessimisme», n’ont cessé de ressasser des responsables de la santé sur les ondes de la radio locale, comme pour infirmer la rumeur la donnant pour morte. Les imams se sont mis de la partie pour appeler, dans leurs prêches, les fidèles à plus de retenue et de sagesse.

 

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Guest salimdz

Il a été empêché par un policier d’installer sa table de fortune

 

Une immolation et des émeutes à Tiaret

 

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Missoumi Hicham, un jeune homme de 22 ans et résidant au quartier Oued-Tolba, dans les profondeurs de la ville de Tiaret, a tenté de se suicider jeudi en s’immolant par le feu sur la place publique après s’être aspergé d’un produit inflammable.

 

Le sinistre a eu lieu à quelques pas de la place du 17-Octobre, appelée communément Place rouge, quand ce jeune a été sommé, d’une manière peu décente, par un policier, de décamper des lieux où il avait comme habitude d’installer sa table de fortune pour vendre des lunettes de soleil. Sur ce, une altercation s’en est suivie pour finir par ce drame qui a généré une vive consternation populaire et dont l’onde de choc s’est vite propagée pour laisser place à un considérable rassemblement de jeunes surexcités venus scander des slogans hostiles aux autorités locales.

 

Transformé en torche vivante et brûlé au 3e degré, le malheureux, qui n’aurait pas supporté d’être violenté par l’homme à l’uniforme, n’a dû son salut qu’aux citoyens présents qui sont intervenus, notamment ce passager qui l’avait évacué aux UMC de l’hôpital Youcef-Damardji où il reçut les premiers soins avant d’être évacué au CHU d’Oran.

 

Dès lors, le climat est devenu plus crispé à travers toute la ville où l’impression est telle que chacun se sentait sur une poudrière. Un constat qui était perçu comme un leitmotiv d’appréhension, particulièrement quand cette masse juvénile, brûlant sur son passage des pneus et des récipients à ordures en plastique et décidée à défier les forces de l’ordre énergiquement mobilisées, avait déplacé l’attroupement à la place Régina non loin de la résidence du wali où les revendications tournaient autour du malaise social, voire les crises de logement et de chômage. La tension se voulait de ce fait tangible jusqu’à une heure très tardive de la journée. Néanmoins, des bribes d'informations et des hypothèses n’ont cessé de tourner en boucle dans la tête des uns et des autres parmi ceux qui connaissent bien ce jeune homme et chez lesquels pointait un sentiment d'impuissance un peu culpabilisant comme ce témoin qui nous avoue se sentir incriminable pour n’avoir rien fait afin d’éviter cet incident car bloqué et paralysé devant une telle réaction prise à la hâte. Nonobstant la foule n’a été dispersée que très tard dans la soirée par les brigades antiémeute qui ont fait usage de gaz lacrymogènes dans ces affrontements qui se sont soldés, selon certaines sources, par des dizaines d’interpellations. Toùtefois, certains quartiers de la ville, à l’instar de Zaâroura, Rahma, Graba et la cité Bouhenni se sont réveillés hier dans un climat d’appréhension tant les différentes artères, arrosées de pierres et autres détritus, ont été rendues impossibles à la circulation.

 

Entre-temps, des attroupements se sont formés au niveau de certaines places publiques dont, principalement, la place du 17-Octobre où un renfort ahurissant de forces antiémeute a été dressé dès les premières heures de la journée. S’agissant du jeune Hichem, une source hospitalière nous a affirmé, au moment où nous mettons sous presse, qu’il est toujours gardé en observation au niveau du CHU d’Oran et le pire est écarté pour l’heure. Par ailleurs, le calme est quelque peu perceptible mais le climat sensiblement morose dans cette ville qui a vécu un scénario presque similaire au début de l’année en cours quand un jeune homme de 28 ans, résidant à la cité Khaldaoui (ex-Graba), avait tenté de mettre fin à ses jours par immolation.

 

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