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L’Algérie : un pays désormais importateur de pétrole !


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L’Algérie : un pays désormais importateur de pétrole

 

youcef-yousfi.jpg

 

La Sonatrach importera 42 millions de tonnes par an pour faire face à la demande interne en carburant. De pays exportateur de pétrole, l’Algérie deviendra un pays importateur de pétrole. L’absence de clarté dans le secteur de l’énergie

 

Dans ses interviews, le ministre de l’Energie évite d’évoquer l’épuisement des réserves pétrolières algériennes, rien à retenir de ses propositions farfelues, pour éviter le pire, mais le pire est déjà là ?

Depuis qu’il a compris que le renouvellement des réserves d’hydrocarbures accuse un retard considérable, le ministre multiplie les déclarations sur une stratégie, qui reste to^^^^ois contradictoire et très vague. Les dernières interventions médiatiques illustrent du flou dans la conduite de politique énergétique nationale à long terme. L’Algérie ne donne aucune impression de s’occuper de son avenir énergétique. L’absence d’un plan sérieux pour l’après-pétrole, par l’appel de sources alternatives qui remplaceront le pétrole et le gaz appelés à disparaître dans moins d’une décennie, du moins à nous manquer pour une certaine période nécessaire pour reconstituer nos réserves d’hydrocarbures c’est la caractéristique connue de l’actuelle politique menée par M. Youcef Yousfi. Celui-ci, qui a succédé à Chakib Khelil à la tête du département de l’Energie et des mines en 2010 avant d’être reconduit dans l’actuel gouvernement de M. Abdelmalek Sellal, n’arrive pas à donner une vision claire de l’Algérie concernant sa politique énergétique.

Sa stratégie personnelle non partagée par les médias et les experts algériens du domaine est axée sur l’exploitation à fond des hydrocarbures conventionnels et la course au non conventionnel à grande échelle, satisfaire la demande interne par l’importation massive de pétrole, sans recours au nucléaire ni au développement des énergies renouvelables. Ainsi, faute de stratégie bien définie pour assurer l’avenir énergétique de l’Algérie et qui ne peut se faire que par la ressource renouvelable, en l’occurrence le soleil ainsi que l’accélération de la recherche et de l’exploration du sous-sol algérien recelant encore des quantités faramineuses d’hydrocarbures. Le gouvernement se dirige dangereusement vers le recours aux gaz non conventionnels, qui présentent de nombreux inconvénients : prix de revient excessivement, dépendance technologique envers l’extérieur, un impact non maîtrisé sur l’environnement, et le risque de plomber les cours des gaz conventionnels déjà en déprime, reconversion des infrastructures existantes, etc.

 

Du gaz pour produire de l’électricité

 

Pour faire face aux enquiquinantes opérations de délestage électrique, le ministre a annoncé la mise en marche d’un programme de production d’électricité par un supplément de 8.000 mégawatts, qui viennent s’ajouter aux 4.000 mégawatts, soit un total de 12 000 mégawatts, déjà programmés à l’horizon 2016, pour les seules périodes de forte demande (hiver et été). Le plan prévoit la construction de nouvelles centrales thermiques fonctionnant au gaz pour produire ces 12.000 mégawatts pour un coût estimé à près de 22,5 milliards de dollars. Ceci dit que notre électricité sera produite à 100% au gaz, alors qu’on devait chercher à la produire par le solaire en long terme, pour la production exclusive de l’électricité, et le dessalement d’eau de mer, tout en économisant notre pétrole et gaz. Pour faire tourner ces centrales, il faut au moins, selon les estimations, 22 milliards de m3 de gaz, soit presque la moitié de nos exportations (52 milliards de m3 en 2011), ce qui représente un manque à gagner de près d’une douzaine de milliards de dollars. L’Algérie consomme pour ses besoins internes 35 milliards de m3 (en 2011) et projette 50 milliards de m3 en 2017, donc nous produisons un cumul de 102 milliards de m3, 50% pour la consommation interne et 50% pour l’exportation. Les énergies renouvelables, bien qu’elles soient plus onéreuses à produire et à rentabiliser, constituent néanmoins l’avenir énergétique durable de l’Algérie, tant qu’il y aura du soleil. Cet investissement peut être consenti en le finançant par une partie des sommes faramineuses qui vont aux subventions de l’énergie. Le nucléaire allègera aussi considérable notre facture énergétique, si l’on prend l’exemple de la France qui soutire la totalité de son énergie électrique des mines d’uranium du Niger et en exporte même sur l’Union européenne.

L’Algérie a consacré 10,59 milliards de dollars en 2010 à la subvention de la consommation de l’énergie, selon une étude de l’ONU. Cette somme augmente chaque année d’environ 7%. La seule véritable façon de rationaliser la consommation d’énergie serait de réduire les niveaux de subvention, Mais c’est un risque que notre gouvernement ne pourra prendre, en ces temps des grandes révoltes et au détriment de sa politique du maintient d’une politique sociale à grand flot d’argent .

 

Des raffineries pour camoufler la défaillance du système politique

 

Sonatrach vient d’engager deux programmes d’investissement pour couvrir les besoins nationaux en carburant. Ainsi, le premier programme d’investissement, déjà engagé pour la maintenance et l’extension des capacités de raffinage des raffineries de Skikda, d’Arzew et d’Alger de 4 millions de tonnes supplémentaires. Le même programme permettra également aux raffineries du groupe de produire des carburants – essences gas-oil, aux normes européennes et de disposer d’une chaîne de production des aromatiques (benzène et paraxylène) plus développée, permettant ainsi d’initier des projets pétrochimiques en aval du raffinage, etc. Par ailleurs, les travaux de réhabilitation de la petite raffinerie d’Arzew, qui alimente tout l’ouest et le sud-ouest du pays, et dans l’informel le nord-ouest du Maroc, ont été achevés, et les installations sont en activité. La capacité de production de la raffinerie est ainsi passée de 2,5 millions de tonnes par an à 3,75 millions de tonnes par an, soit plus de 50%.

Pour autant, une des deux unités intégrées de la raffinerie de Skikda est actuellement à l’arrêt pour rénovation. L’arrêt technique a été même autorisé par le Pdg du groupe Sonatrach, Abdelhamid Zerguine. Les travaux sont confiés au Coréen Samsung. Alors, que cette rénovation aurait pu peut-être être attribuée à la filiale de Sonatrach GTP ex-Altra, détenant un savoir-faire algérien dans les grands travaux pétroliers. GTP est spécialisée dans la construction des unités pétrochimiques, avec un riche palmarès à son effectif ; la réalisation d’un module de traitement de gaz de 60 millions de m3/j à Hassi-R’mel, pour le compte d’une grande compagnie japonaise JGC et la rénovation totale de la raffinerie de Nouakchott (Mauritanie), avec du matériel récupéré, paraît-il du reste, de la raffinerie de Béjaïa détournée ?

Pour subvenir aux besoins internes en carburant, la Sonatrach doit importer 42 millions de tonnes/an de pétrole brut aux prix coté à la bourse, une fois raffiné, il sera vendu sur le marché national, au prix aussi coté à la bourse par les compagnies internationales de raffinage. Les institutions de la finance et les associations mondiales des raffineurs, avec qui Sonatrach est liée par des conventions nous obligeront à aligner nos prix de carburant à la pompe aux leurs. Par une reconversion du dinar en euro, les prix moyens des carburants (2011) seront de 82 DA pour les lourds et 220 DA pour les légers et super-légers (sans subvention). A ce prix là, aucun mobiliste ne se permettra le luxe de rouler en voiture !

Il se pourrait que monsieur le ministre a d’autres idées en tête. Par le fait de construire des raffineries en Algérie alimentées par du pétrole importé, n’essaye-t-il pas peut-être de récupérer la souveraineté nationale perdue à jamais par la fin du pétrole ? Le pétrole de notre temps est une arme de dissuasion plus efficace que l’arme nucléaire et l’Etat qui ne possède pas de pétrole ne pourra pas se défendre.

 

Que s’est-il passé pour la raffinerie de Béjaïa ?

 

Dans les années 1970, une raffinerie de pétrole, sœur jumelle de celle d’Arzew d’une capacité de 2,5 millions tonnes/ an, prévue par le plan Valhyd pour être construite aux environs de Béjaïa, à proximité de l’oléoduc qui relie Haoud-El-Hamra au terminal-arrivé de Béjaia. Les études de faisabilité ont été réalisées, le choix du constructeur fixé, les études techniques achevées, une équipe d’ingénieurs et de techniciens algériens fut envoyéechez le constructeur anglais pour suivre une formation sur le raffinage, les terrassements du site réalisés, 90 % des équipements achetés, payés cash et transportés jusqu’en Algérie. Le projet était arrivé à sa dernière ligne finale. C’est à dire, il a atteint ses phases : de montage, démarrage et exploitation. Mais brusquement, ce projet a été purement et simplement annulé, pour des raisons semble-t-il d’un malentendu politique.

Un crime économique ? Du matériel flambant neuf d’une valeur de 2,5 milliards de dollars jeté par Sonatrach dans un “dépotoir public” à Arzew et un lourd préjudice moral infligé par Sonatrach au mépris de la population bougiote. Bougie a perdu un investissement en or. Le litige qui s’en est suivi avec la partie contractante étrangère a été réglé contre paiement de la totalité et l’ensemble des prestations d’engineering, procurement des équipements, emballage, stockage et transport ainsi que de lourdes pénalités de résiliation contractuelles qui vont avec le contrat. Il se pourrait encore que cette raffinerie ait été revendue avec ses croquis de montage ou installéequelque part dans un autre pays. Personne n’aura l’audace de fouiner sur cette affaire, vieille de 42 ans, les archives algériennes auraient une durée de vie de 10 ans et Monsieur le juge est indépendant ?


Source

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je reposte , que le titre est ridicule , on est importateur d'essence et de gasoil depuis un bail , certes c une honte mais on est pas des importateurs de pétrole ! on a encore une bonne 20aines d'années encore avant de tout vider , et un siécle de gaz

Edited by lucky2004
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  • Moderators

Le rédacteur de l'article devrait revoir ses fiches car on est exportateur de pétrole brut mais il n y'a pas suffisamment d'infrastructures pour le raffinage ni les competences necessaires et donc il est racheté sous forme gasoil et essence ..... Et ça date pas d'hier !

 

C'est un manque de professionnalisme de pondre un article comme celui là; que ça soit pour faire de la désinformation intentionnelle ou pas !

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Le rédacteur de l'article devrait revoir ses fiches car on est exportateur de pétrole brut mais il n y'a pas suffisamment d'infrastructures pour le raffinage ni les competences necessaires et donc il est racheté sous forme gasoil et essence ..... Et ça date pas d'hier !

 

C'est un manque de professionnalisme de pondre un article comme celui là; que ça soit pour faire de la désinformation intentionnelle ou pas !

 

En connaissance de cause, ce passage est faux.

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regardez cette phrase

 

Pour subvenir aux besoins internes en carburant, la Sonatrach doit importer 42 millions de tonnes/an de pétrole brut aux prix coté à la bourse, une fois raffiné, il sera vendu sur le marché national, au prix aussi coté à la bourse par les compagnies internationales de raffinage

y a aussi ça !

 

Il se pourrait que monsieur le ministre a d’autres idées en tête. Par le fait de construire des raffineries en Algérie alimentées par du pétrole importé, n’essaye-t-il pas peut-être de récupérer la souveraineté nationale perdue à jamais par la fin du pétrole ?

 

tout l'article parle d'importer du pétrole , oui on sait tous que l'algérie importe du Carburant mais là c'est pas le cas on parle d'importation de pétrole et c'est justement la raison de l'article , qui ferait un Article sur quelque chose qu'on connait déjà ?!

 

 

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  • Moderators
je reposte , que le titre est ridicule , on est importateur d'essence et de gasoil depuis un bail , certes c une honte mais on est pas des importateurs de pétrole ! on a encore une bonne 20aines d'années encore avant de tout vider , et un siécle de gaz

 

Je suis toit à fait d'accord avec toi, mais le membre n'a fait que relayer l'article :)

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Personellement je pense que l'auteur de cet article s'adresse a un public avisé et c'est pour cela qu'il emploie directement le terme "pétrole" pour faire allusion aux produits dérivés de ce dernier car en fin de compte que est ce que l"essence, gasoil et autres: "carburant" en premier lieu mais certainement du pétrole raffiné.

Aussi pour finir, l'importation des produits raffinés se fait depuis la nuit des temps, vu que nos infrastructures se sont vus etre férmée une apres une "Skikda","Arzwe" et "Alger" donc c'est évident que la facture d'importation actuelle est plus salée.

Salutations.

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Personellement je pense que l'auteur de cet article s'adresse a un public avisé et c'est pour cela qu'il emploie directement le terme "pétrole" pour faire allusion aux produits dérivés de ce dernier car en fin de compte que est ce que l"essence, gasoil et autres: "carburant" en premier lieu mais certainement du pétrole raffiné.

Aussi pour finir, l'importation des produits raffinés se fait depuis la nuit des temps, vu que nos infrastructures se sont vus etre férmée une apres une "Skikda","Arzwe" et "Alger" donc c'est évident que la facture d'importation actuelle est plus salée.

Salutations.

 

Si tel est le cas, pourquoi le journaliste utilise le terme 'désormais' dans le titre ? comme si c'est un événement tout nouveau ! en plus avec ilsil utilise des phrase comme celles-ci dans le début de l'article

"Dans ses interviews, le ministre de l’Energie évite d’évoquer l’épuisement des réserves pétrolières algériennes..." ! et

" Ainsi, faute de stratégie bien définie pour assurer l’avenir énergétique de l’Algérie et qui ne peut se faire que par la ressource renouvelable, en l’occurrence le soleil ainsi que l’accélération de la recherche et de l’exploration du sous-sol algérien recelant encore des quantités faramineuses d’hydrocarbures",

 

Ce que je retiens autant que lecteur en lisant ça c'est que l’Algérie est devenu incapable de satisfaire la demande nationale avec la quantité actuelle du pétrole brut extrait et se trouve donc dans l'obligation d'importer ce qui manque !

 

 

En tout cas si l'importation en question n'est que du carburant, soit nous n'avons jamais importé du carburant, soit le journaliste devrait réviser son français et sa logique.

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La raffinerie d'Arzew traite 2.5 millions de tonnes par an de pétrole brut saharien et 280.000 tonnes de pétrole importé
*

 

En gros on est export et apres on importe pour combles le manque. Peut etre Algérie favorisée le marcher international a cause de ses engagement avec ses partenaire et l'OPEP (ou pas). Il y a surement d'autre théorie possible, mais y'auras surement pas de logique et il y en a jamais eu chez nous. Mais ce qui est sûr, c'est que l'Algérie na pas réellement besoin d’importer du brute.

 

Ca doit etre plus lucrative d'exporter du pétrole raffiner. Raffiner dans les pays développé est devenu plein d'inconvénient (traitement des déchets + taxe carbone) il y a un coup a jouer.

 

"L’Algérie : un pays désormais importateur de pétrole ! Tremblez !" Comme ca le titre est Parfait.

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bon j'avoue moi je suis perdu , il a dit que l'algérie va importer du pétrole brut ensuite elle va le rafiner et le revendre au marché national , mais elle va le rafiner où ? en algérie .... donc ils importent bien du pétrole brut et non pas rafiné.

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bon j'avoue moi je suis perdu , il a dit que l'algérie va importer du pétrole brut ensuite elle va le rafiner et le revendre au marché national , mais elle va le rafiner où ? en algérie .... donc ils importent bien du pétrole brut et non pas rafiné.

En dirais que c'est pas nouveau cette importation de brut et sans doute du raffiné en meme temps, mais c'est moins choquant.

 

où? à Hassi mashoud ? peut etre :p .. peut etre un jour on importera du brut pour le réinjecter dans les puits et faire sans blanc de produire pour rassurer le peuple *joke*

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En dirais que c'est pas nouveau cette importation de brut et sans doute du raffiné en meme temps, mais c'est moins choquant.

 

où? à Hassi mashoud ? peut etre :p .. peut etre un jour on importera du brut pour le réinjecter dans les puits et faire sans blanc de produire pour rassurer le peuple *joke*

hahahahaahahaha dsl celle la elle me fait trop rire c'est plus fort que moi mdr !

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Hocine Malti est connu pour ne pas macher ses mots. Spécialiste des questions pétrolières, il est l’auteur de Histoire secrète du pétrole algérien. Dans l’entretien qu’il nous a accordés, il revient sur des questions délicates, comme la loi sur les hydrocarbures, l’exploitation des gaz de schiste, le statut actuel de Sonatrach…

Le Soir d’Algérie : L’Algérie s’apprête à réviser sa loi sur les hydrocarbures. Très peu d’informations ont filtré sur la teneur des amendements envisagés. Vous êtes un connaisseur du domaine pétrolier, peut-être pourriez-vous nous apporter un éclairage ?

Hocine Malti : Effectivement, le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi, a fait une déclaration récemment dans laquelle il a parlé de cette nouvelle loi sur les hydrocarbures qui vient d’être approuvée en Conseil des ministres. Il faut dire que cela fait maintenant deux ans depuis qu’il a été nommé ministre, qu’il parle de cette loi, mais nous n’en connaissons que ce qu’il a énoncé dans ces déclarations. Le texte même de la loi n’a pas encore été rendu public. Il est donc difficile d’en parler ; néanmoins, je peux vous dire ce que, personnellement, j’ai retenu de ces déclarations. M. Yousfi a mentionné trois points essentiels : des généralités sur cette nouvelle loi, les questions de taxation et de politique fiscale. Enfin, il a parlé du développement de l’industrie pétrolière de manière générale. En ce qui concerne les généralités, il y a deux choses qui retiennent mon attention et qui me font même peur. D’abord, il faut relever qu’à travers cette loi, ce qui est recherché, c’est d’établir une politique de rentrées fiscales qui correspondraient aux besoins de financement de l’économie nationale, a-t-il dit. Or, l’Algérie dispose aujourd’hui d’un excédent financier de l’ordre de 190 milliards de dollars, qui sont placés en bons du trésor américain. Continuer à produire uniquement pour stocker de l’argent me paraît inutile. Il faudrait soit utiliser ces énormes sommes d’argent pour le développement du pays, soit garder cet excédent pétrolier dans le sous-sol. D’autant plus que la seconde chose que le ministre a avancée est qu’il se peut qu’à l’avenir l’Algérie demande aux compagnies étrangères de payer en nature la redevance, c’est-à-dire une partie de l’impôt. Ce qui voudrait dire que l’Algérie aurait des besoins en pétrole. Et cela fait peur, car cela signifie qu’il se passe quelque chose qu’on nous cache. Si l’Algérie est en situation de besoin en matière de pétrole, cela signifierait des choses graves pour le pays. Concernant la politique fiscale, il semble qu’il est envisagé que la taxe sur les revenus pétroliers (c’est l’impôt sur les bénéfices) dépendra du taux de rentabilité annoncé par les compagnies, qu’elle variera selon les zones d’intervention et qu’elle ne sera valable que pour les nouveaux arrivants. Ce qui signifie que tous ceux qui sont déjà là, et sur lesquels l’Etat algérien pourrait éventuellement ponctionner, puisque eux gagnent déjà de l’argent, ne sont pas concernés. Les nouveaux arrivants, eux, doivent se lancer dans l’exploration, la production n’est envisageable que dans quelques années et c’est seulement ce jour-là que l’Etat pourra percevoir des impôts. De plus, cette taxe est dépendante du taux de rentabilité de la société, ce qui dessaisit l’Etat de la détermination de l’assiette de calcul de cet impôt, puisque ce n’est pas l’Etat qui détermine le taux de rentabilité de la société, c’est elle qui le détermine en fonction de ses dépenses, de ses investissements et de ses bénéfices. L’Etat sera soumis à la bonne volonté de la compagnie : soit il acceptera le taux de rentabilité qu’elle annoncera, soit il le négociera avec elle, à moins qu’il ne l’ait déjà négocié. Dans tous les cas de figure, cette dernière décide, d’une certaine manière, de l’impôt qu’elle va payer. Ce qui est absolument inédit. La seconde taxe concerne les superprofits, la taxe sur les profits exceptionnels, le ministre dit qu’elle va varier entre 30 et 80% ; elle dépendra aussi du taux de rentabilité annoncé par la société et concernera les sociétés dont les contrats ont été conclus dans le cadre de la loi de 1986. Les sociétés qui entrent dans cette catégorie agissent dans le cadre du système dit de partage de production dont l’une des caractéristiques est que le taux de rentabilité de la société est déterminé par avance, au moment de la passation du contrat. Que signifie la modification envisagée ? Comment sera-t-elle appliquée ? Y aura-t-il définition de paliers pour son application ? Qu’est-il advenu du prix-plancher de 30 $ le baril contenu dans la version précédente de cette loi, à partir duquel cette taxe devait être appliquée ? Tout cela nous ne le savons pas. Il serait bon que l’on nous dise ce qui envisagé.

 

Entretien complet :

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/10/01/article.php?sid=139780&cid=50

Edited by subseven
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  • 2 months later...

Pourquoi l’Algérie n’attendra pas 2040 pour exploiter les gaz de schistes

 

Abdelmalek Sellal a annoncé que l’exploitation des gaz de schistes n’aura pas lieu avant 2040. Faut-il le croire ? Non, analyse B. Mahdi, l’exploitation des gaz non conventionnels ne relève pas du caprice car tous les indices montrent qu’un grave problème de disponibilité risque de survenir beaucoup plus tôt que prévu… Dans une dizaine d’années quand Sonatrach cessera d’être exportatrice de pétrole et de gaz… L’exploitation des gaz de schistes n’est cependant pas la solution miracle, le vrai problème étant l’absence d’une politique énergétique pour brider une consommation qui explose.

Le gouvernement vient d’ajouter discrètement et sans fanfare une disposition dans la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui obligerait, à sa demande, les producteurs étrangers opérant en Algérie à alimenter en pétrole et gaz le marché local. En bon français, cela s’appelle une réquisition. Dans la même loi, des dispositions spécifiques ont été ajoutées pour attirer les sociétés spécialisées dans les gaz de schistes. La question qui se pose alors est : en sommes-nous déjà là? Y’a-t-il un risque réel pour que la production Algérienne ne suffise plus à la demande locale à brève échéance?

 

Explosion de la demande locale

 

En moyenne sur les dernières années, l’Algérie a produit environ 80 à 90 Mds de m3 de gaz (dont 10 à 20 Mds par les étrangers) pour une consommation locale qui atteint les 30 Mds. Les projets en cours d’augmentation des capacités de production d’électricité de 12000 MW consommeront environ 15 Mds m3 supplémentaires. Même une croissance «modérée» de 4% par an de la demande des secteurs industriel et domestique, donnerait vers 2020 au final une consommation de 50 à 55 Mds de m3, soit à peu de choses près ce que l’Algérie a exporté l’année dernière. Donc, à l’horizon 2020 (c’est dans à peine 7 ans), l’Algérie consommera tout le gaz qu’elle produira, et il n’y aura que les étrangers qui exporteront le leurs. De plus, même le gaz qu’elle vendrait d’ici là sera bradé sur les marchés spot. D’où proviendra sinon le gaz qu’elle se propose de vendre avec des contrats à long terme sur 20 ans? Déjà les Espagnols qui se sont battus il y’a quelques années pour empêcher Sonatrach d’augmenter sa part dans Medgaz sont entrain de vendre la leurs. L’abandon programmé du Galsi n’y est pas étranger non plus. La situation coté pétrole n’est guerre meilleure. Là aussi les augures sont plutôt mauvais. Sur les 60 Mt produits l’année dernière (hors condensat), 45 Mt ont été exportés (y compris environ 15 Mt par les étrangers) et 15 Mt ont été consommées localement. Et là, même des prévisions approximatives sont difficiles, l’importation des voitures ayant explosé ces dernières années. En 2008, on estimait encore la croissance annuelle de la consommation à 4,5% en moyenne mais en 2011 elle était déjà de 15%. En supposant un rythme de croissance moins soutenu de 10%, la consommation locale en produits pétroliers horizon 2020 sera d’environ 32 Mt, soit le niveau d’exportation actuel de Sonatrach. Vers 2025, on consommera tout le pétrole produit. Bien entendu, tous ces scenarios sont basés sur l’hypothèse du maintien des niveaux de production actuels, ce qui est loin d’être évident, les réservoirs sont en rapide déplétion. Comme les exportations se tariront entre 2020 et 2025 et que l’Algérie importe presque tout, on peut en conclure qu’on sera ruiné dans une dizaine d’années…

Les gaz de schistes ne sont pas l’eldorado escompté

 

Le gouvernement croit trouver dans les gaz de schistes la planche de salut qui lui permettrait de prendre le relais des exportations. Il a fait des plans sur la comète sur des réserves supposées phénoménales en regardant les cartes de formations géologiques et en multipliant par la surface du territoire Algérien. Le problème est qu’en matière de gaz de schistes, tant qu’on n’a pas fait des petits trous pratiquement dans les conditions réelles d’exploitation, on n’en sait rien. A la terminologie habituelle utilisée dans l’évaluation des réserves, prouvées (1P), probables (2P) et Possibles (3P), l’Algérie vient d’ajouter une 4eme catégorie, les réserves présumées (ou 4P). Il faudrait aussi s’attendre à une rentabilité beaucoup moindre que celle habituelle des hydrocarbures conventionnels car la technologie est totalement aux mains des étrangers et ceux-ci ne s’aventurent pas pour des marges de 10 ou 20%. Il faudrait que l’Etat fasse de réelles concessions sur sa part de production et sur la fiscalité et révise sérieusement ses prétentions en matière de transfert de technologie. Ceux qui comptent sur l’aspect écologique pour faire reculer le gouvernement se trompent. Il n’en a fait et n’en fera jamais cas devant les arguments sonnants et trébuchants.

Les climatiseurs et les voitures vont ruiner l’Algérie.

Et pendant ce temps, quelle est la politique énergétique du gouvernement et que compte-t-il faire pour empêcher cette catastrophe annoncée pour les finances publiques et pour le pays ? Va-t-il rationnaliser la consommation, initier les politiques de sa limitation pour essayer de repousser les échéances? Va-il se donner le temps pour que les énergies alternatives (gaz de schistes ou solaire) deviennent plus matures et plus rentables? Non, il accompagne le mouvement et veut même le précéder en projetant tout simplement de doubler en l’espace en quelques années la production de l’électricité et des carburants.

Il fait aussi de la diversion avec ses projets irréalistes tel que le plan sur les énergies renouvelables en oubliant cette vérité première: l’énergie solaire n’est pas encore rentable dans les pays où l’énergie est chère et a fortiori ne le sera jamais dans un pays où seulement une fraction du prix est payée.

Le plus consternant est que cette explosion de la consommation interne d’énergie n’est pas le fait d’un développement économique fulgurant qui pourrait prendre par les exportations la relève du pétrole. La réalité est plus navrante, ce n’est en faite que le résultat d’une augmentation du confort domestique par la multiplication des climatiseurs et personnel par celui des voitures.

Le temps où il faudra choisir entre le pain dans les boulangeries et les climatiseurs n’est pas aussi lointain qu’on le pense. En fait, si le gouvernement ne réussit pas à infléchir les trajectoires suicidaires de consommations domestiques d’électricité et de carburants, l’avenir morose qu’on redoutait pour nos enfants, on risque de le subir nous-mêmes à très brève échéance…

 

 

 

Source :

http://www.maghrebemergent.info/politiques-publiques/64-algerie/18703--pourquoi-lalgerie-ne-pourra-attendre-2040-pour-lexploitation-des-gaz-de-schistes-contribution.html

Edited by subseven
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  • Moderators
......

Le temps où il faudra choisir entre le pain dans les boulangeries et les climatiseurs n’est pas aussi lointain qu’on le pense. En fait, si le gouvernement ne réussit pas à infléchir les trajectoires suicidaires de consommations domestiques d’électricité et de carburants, l’avenir morose qu’on redoutait pour nos enfants, on risque de le subir nous-mêmes à très brève échéance…

....

 

En conclusion on met tout le problème sur le dos du consommateur qui crève de chaud en été et se gèle les miches en hiver alors que le vrai problème c'est la politique du pays qui exporte de l’électricité/gaz/pétrole vers l'étranger sans travailler sur le développement économique du pays pour créer de nouvelle richesse hors matière première !

 

Et ça serait une bonne chose qu'il ai plus d'hydrocarbure dans ce bled, au moins ça fera fuir tous ses parasites qui squattent au gouvernement et on pourra peut être faire de l'Algérie un pays qui se respecte

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Bonsoir ;

 

L'article n'est ni médiocre ni bon, il est juste à côté de la plaque :)

 

Les chiffres avancés sont hum ..."bou mtarach" et demanderaient une vérification de la source qui les a fourni.

 

Quelle est la capacité de production moyenne mensuelle/annuelle de carburants tous grade confondus ?!

Quelle est la capacité de stockage de ces dits carburants (raffineries + Naftal) ?!

Quelle est la demande réelle du marché national ?!

 

L'Algérie a toujours été un pays importateur de produits raffinés car sa capacité de production n'a jamais pu satisfaire la demande de son marché (consommation croissante pour des raisons qu'il n'est pas nécessaire de citer....parc auto ...etc).

 

Aussi l'Algérie à toujours été importateur de pétrole Brut car ne disposant pas de la qualité requise et susceptible d'être traité dans ses raffinerie.

 

Exemple : Nous importons du BRI (Brute Réduit Importé) afin de fabriquer du Bitume 40/50.(goudroun ta3 trig).

 

La capacité de production des différentes unités assignées à ce produit atteint 330 000 TM/AN alors que la demande (consommation) annuelle durant ces 05 dernières années a atteint des fois des piques de 1 Million de TM/AN.

 

On fait quoi pour combler ?! on importe du Bitume c'est simple.

 

Les importations de produits pétroliers sont la résultante du "Délta" production nationale (offre) et consommation du marché (demande).

 

Plusieurs facteurs sont à prendre en considération, j'e n'en citerai qu'un (pour ne pas faire un pavé) : la capacité de stockage.

 

Les chiffres avancés dans l'article sont flous et ne traduisent pas vraiment la réalité.

 

Maykhawfoukoumche, makayen walou.

 

Cordialement.

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